Publications de Sall Aminata (13)

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Jour32 :Phir milengué India

   

https://moveagri.ning.com/video/at-the-other-end-of-the-wire-premi-re-partie-defiaa2-inde-2016

https://moveagri.ning.com/video/at-the-other-end-of-the-wire-deuxi-me-partie-defiaa2-inde-2016

https://moveagri.ning.com/video/at-the-other-end-of-the-wire-troisi-me-partie-defiaa2-inde-2016

https://moveagri.ning.com/video/at-the-other-end-of-the-wire-quatri-me-partie-defiaa2-inde-2016

Voilà que je m’en vais, voilà que tout se termine, voilà que mon cœur se déchire.

Toi mon ami, toi ma Nation, toi mon Trésor, toi l’Inde, je ne puis t’oublier.

Tu m’as appris des choses essentielles que je partage aujourd’hui autour de moi.

Je ne fais qu’un avec tes couleurs et ta chaleur.

Du haut de cet avion je traverse tes collines et tes plaines, ta verdure et ton histoire, ta culture et tes enseignements.

Je m’en vais mais je reviens avec une soif plus grande que celle qui m’a menée vers toi pour apprendre.

A peine venue, me voilà cernée par cette dure épreuve qu’est le retour !

Mais avant cela mon cœur s’est laissé emporter par cette pensée si onéreuse qui ne daignera faner dans ces dernières pensées indiennes !

My thinking before leaving

My grandparents told me that for all things that someone will tell you ,have just a pen and a paper to write , because mind forget but writings stay and have to remind us everyday an important lesson that we have forgot.

India is one of biggest lesson which i don’t want to forget. I have mentioned all things that i have seen, touched, hear, taste, and smelt.

Here I have learned really everyday, to respect Nature, to tolerate animals in my life, to see soil in a different way, to know importance of everything.

Everyone has to move, to travel, to discover himself. Good to read books and also to watch movies and documentaries on a country, but is it all realities? Is it truth? Everyone has his own way of thinking, to appreciate something and dislike other thing.

And what i think is in India we find the World, all disparities.

You want to go in Europe, Africa, America, Asia, Oceania? Come in India !

You want to find different type of animals,persons,habits,environments,gastronomias,languages,wears,smiles,colors,technologies,cultures ?Come in India, you’ll be someone that you have never been !

Something that Africa and India have in link is, Family, respect of elders, generosity. In Europe elders are sent in Medical Center to finish alone them life with other elders. But what about new generation who doesn’t know anything about life? Elders know but they can’t and youngs can but they know anything. And then in India like in Africa, they keep elders with them to adopt the good way of living by grand parents’ stories.

I’m not only in India for training. I have also to learn many things about life and culture here. Yes weather is hot in June, July, august and cold in December, January, February, but here kindness of persons envelop your heart of a good and happiness  temperature when he can’t support hot or cold weather.

Pantnagar was for me a fundamental need. There flowers whisper and they let you know that you’re not a stranger but just a human.

If you have phobia to be alone somewhere different to your country, pantnagar’s people never let you alone. They share with you all they have and never let you feel sensation of solitary.

How is it possible to be so generous?

In India we found many incredible techniques of transformation and production in different industries we were !

Now i miss many things, many places, many foods(parata,chole,bathura,chapati,nann,panir butter masala,chicken butter masala…) and many persons miss my friends !

I think that I’m in love with India.

From college of Agriculture, i discover the university at totally. I have never seen something so big :16000 hectares,72 departments and a high level in studies .From this biggest University I have learnt to be someone free  with the Nature, to be someone better in my habit, to fight to be someone important, to succeed in my life and to realize a dream to have my own farm and to help demunit people around the world. To be hand by hand with a child, and to let him know that everything is possible. Here also I have learnt with Agriculture College and Horticulture department that tree means water and with Entomology department that without bees anything is possible, no agriculture, no water, no life and then they are our friends like India is mine now.

Thanks to Goving Ballah to have created this knowledge temple.

Thanks to the university at all

Thanks to 8 colleges for receiving us

Thanks to Dr.J.Kumar(dean college of agriculture) to allow us to live this experience, to discover another culture and to live a child dream.

Thanks to Dr Tiwari

                To Dr Chopra

                     To Dr Anil Kumar

                 To Dr Sangeeta

              To Dr Sharma

             To Dr ARORA

to all professors there for them disponibilities and advice.

                 Thanks to all students for them kindness

    Thanks to all Pantnagar citizens

                      Thanks to all people in Lambert Guest House

                 Thanks to Jean-Christophe and Christophe

Thanks to my institute

Thanks to Earth and to my parents to allow me these incredible moments in Mahatma Gandhi’s Nation.

Something is sure, "I’ll live here more than one day, that’s my karma told me".

Dans mon cœur ton image ne cessera de grandir et je garderai ces belles couleurs vives de ton drapeau.

Merci à toi l’Inde.

Phir milengué,bohot bohot danyavad,India,my Love Story. 

https://moveagri.ning.com/video/at-the-other-end-of-the-wire-derni-re-partie-defiaa2-inde-2016

Vers cette lumière j'irai en vous tenant toujours par la main
Une poignée de main sincère,qui affrontera poussière et sueur 
Mais qui ne daignera point glisser emportant cette brassée de fidélité
Il n'existe point de route ni de chemin pour mener quelqu'un quelque part
il existe juste l'espace,l'être humain et l'ambition
Une ambition trop poussée ne doit guère refléter nos faiblesses et nos maladresses
Mais doit juste donner envie d'aller partout et de dire aux peuples d'ici et d'ailleurs
Que ce qui fait la beauté de cette Terre c'est la différence et les sourires embaumés de l'innocence enfantine
Je suis toi, tu es moi, nous sommes le Monde et pas aussi différents.
Aussi longtemps que mes doigts me le permettront, je serai ta flamme et ta plume
Pour éviter que les vagues ne déferlent leur colère sur toi ma petite verdure.
Le ciel de juillet m'a sourit, réveillant alouettes et colibris
Et mon cœur en détresse ne put que laisser passer quelques beaux nuages
Afin que tu puisses respirer sainement et faire éclater tes belles fleurs d'été.

Meeting at the other end of the wire with my Incredible India

THANK YOU*FOR READING 

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 11ème partie

Paradise where i’m lost

Je levais les yeux pour écouter et voir le ciel, mais ses couleurs grises veloutées de noir ne m’ont que déchiré d’avantage le cœur, dans ma tête le mot « rentrer » bousculait mes neurones et me laissa moite et perdue.

Je suis perdue, perdue, dans ce paradis !

 

Jour25 : Sourire qui disparaît !

Mon sourire disparaît aujourd’hui car il ne restait plus que quelques jours avant de rentrer. Quand certains se réjouissaient de cela, je restais au lit à couiner, me demandant juste pourquoi je devais toujours tout tenir à cœur !

Repartir était difficile pour les amis qu’on aurait eu, mais plus encore pour celui qui repart…Je ne pouvais ne point y penser. Aujourd’hui nous avions quartier libre et on travaillait encore une fois le compte-rendu de fin de stage pour Dr Chopra, une fois assez avancé dans le travail, chacun prit congé .Et moi je me laissais tomber dans mes songes comme une colombe perdue dans les nuages…

Jour26 : Un anniversaire à Pantnagar

Aujourd’hui nous allons à Nainital, un 7 lacs des montagnes très prisé des couples récemment mariés tellement la vue y est agréable. Nous sommes allés précisément au CHEA (Central Himalayan Environment Association) qui est une organisation existant depuis 1980 et qui œuvre pour le bien être de la production agricole dans les montagnes.11 Etats de l’Inde sont concernés et partagent tous entre eux ce qu’ils font dans les différents Etats. Ainsi ce projet lutte pour une prolifération de la production et plantation de bambou (que ça soit les forêts et la transformation faite par les artisans menuisiers locaux).

Après cette visite bien intéressante, nous sommes restés à Nainital pour apprendre de son histoire et de sa culture. Les boutiques touristiques offraient une belle vue de leur vente si colorée et pleine de chaleur !

Une fois rentrés, on a eu qu’une petite minute avant que des amis d’en face viennent nous chercher pour fêter leur anniversaire.

J’ai quand même eu le temps d’enfiler une belle tunique avant d’y aller. La famille fut très accueillante et nous avons vite aimé cette fête, d’ailleurs on a même dansé ! Je fis la connaissance de Mukesh et de sa sœur qui m’ont beaucoup parlé de leurs différentes formations et de leur vécu de tous les jours. Ils ne manquaient jamais l’occasion de me faire parler de la France, de mes études ou de mon Pays.

Au moins ce voyage me sert et sert ceux que je rencontre aussi. Je promis à sa sœur des tresses le mercredi en espérant que Mukesh aussi viendra, il est tellement beau franchement et si gentil.

 

Jour27 : Parlons agriculture !

A présent, nous ne visiterons pour le peu qui nous reste de notre stage que l’ensemble des collèges.

Aujourd’hui nous resterons au college of Agriculture mais dans les différents départements.

Nous avons commencé par le département d’horticulture (dirigé par Mme Ratni Raie) qui existe depuis 2012  et traite de la micro-propagation avec la tissu-culture des plantes ; ces différents procédés se font avec des balances électroniques et des LAW (Luminar Air Flow) .Les cellules en questions en question sont cultivées dans des chambres éclairées aux UV. Les plantes obtenues sont petit à petit mises en contact avec l’extérieur. Le but de ses expériences est de permettre, comme vous vous en doutez déjà aux agriculteurs de hausser leur rendement en évitant certaines maladies culturales sur des plantes à moindre résistance.

Ensuite nous avons été au département des sciences de la terre où les différentes analyses de sols sont effectuées pour le compte de l’agriculture. Les analyses faites sont de natures physiques, chimiques, biologiques ou microbiologiques avec des mesures prises en compte sur la présence du fer dans le sol(stabilité du sol, compactions du sol…).

Après cela nous avons été reconduits chez Dr Chopra qui nous apprend que nous aurons une lecture du Dean le lendemain. N’ayant plus grand-chose à faire nous sommes allés voir Dr Sharma qui nous offrit 4 exemplaires de son ouvrage avant de nous encourager dans nos études et nous dit au revoir. J’en avais les larmes aux yeux.

Jour 28: Lecture by Dr J. Kumar

La lecture n’est rien d’autre qu’un cours sur l’historique de l’université :

GBPUAT est la première université agricole de l’Inde mise en place par le grand défenseur de la liberté Goving Ballah .A l’époque cette université avait pour vocation de faire en sorte que l’Inde ait une agriculture soutenable pour produire sa propre nourriture(1948).A ce même moment l’Inde était encore considéré comme un pays rural car 80% de la population vivait encore dans les campagnes ;c’est alors que l’apprentissage de l’agriculture devait permettre de relancer l’économie .L’université a été inaugurée pour la première fois en 1960 par Jawaharlal Nehru(premier ministre indien),à l’époque elle portait le nom de Uttar Pradesh Agriculture and Technology ;elle ne portera définitivement le nom de GBPUAT qu’en 1972.

L’université a débuté avec un effectif professoral de 29 soit 4 en administration,5 en agriculture,4 en médecine vétérinaire et 11 en sciences basiques. La première année, il y avait 245 étudiants et le premier vice chancelier était Mr K.A.P Stevenson(1960) et ainsi une mise en place directe du système learning by doing s’ensuit, ce système permettait aux étudiants de se confronter aux vraies réalités paysannes depuis le travail du sol jusqu’au petit bénéfice mis de côté (ainsi il ne pouvait y avoir une différence entre agriculteur et étudiant).

L’université fait 16000 ha dont 4500 acres donnés aux industries environnantes de la zone industrielle.

Aujourd’hui l’Université accueille 1700 étudiants par année pour un total d’inscription de 4500 étudiants.

L’Inde est le plus grand pays producteur de lait au Monde et d’un grand renommé dans le domaine agricole aussi (200000q de blé, 22000q de maïs, 10000q de riz, 22500q de patates, 40000q de haricots).

73 universités agricoles et 100 ICAR (Institutions)  font pousser des cultures et des expériences et donnent les ressources au Pays.

L’aquaculture a été la plus rapide des industries à se mettre en place en place en Inde. En 2013 l’Inde a exporté plus de 39millions de dollars de produits, sa production de bétail et de viande de volailles est l’une des 5 plus grandes au Monde, celle en fruit également.

La population indienne a triplé mais la production de céréales a plus que quadruplé ,deuxième pays producteur de riz et de blé et exporte 60000 metric tonnes de poissons soit près de la moitié de la production mondiale.

Les fermes, aussi petites soient-elles, permettent à l’Inde d’être une grande productrice.

Néanmoins quelques problèmes sont à prendre à compte surtout pour la culture du riz, l’eau se faisant de plus en plus rare certaines méthodes artificielles doivent être mises au point pour profiter longuement de cette source rare.

IF AGRICULTURE FAILS, NOTHING ELSE WILL SUCCEED

Après cette leçon émouvante, nous avons été au « Department of plant disease » constitué de 11 professeurs et de 09 assistants professeurs.

Nous avons essentiellement eu étudier certaines maladies avec l’assistant professeur qui était avec nous :à savoir pour le riz qui aurait le plus souvent des problèmes de déficit en zinc,des certaines souches de nématodes, de bactéries «  radioctoniasoniales » .

J’en aurai appris des choses aujourd’hui, et je m’en réjouit aussi.

Jour29:I wish to stay

En nous rendant ce matin au centre d’entomologie, je ne me doutais que je pouvais renouer avec le monde des abeilles qui ne veulent qu’être nos amis en réalité.

Deux espèces d’abeilles sont observées dans ce centre, à savoir l’Apismellifera (d’origine italienne) et la Trigona(d’origine asiatique).Cette dernière a la morphologie d’une petite mouche, assez petite, son miel est très crémeux et assez concentré. La Trigona est une abeille inoffensive qui n’a pas de dard mais peut mordre sans qu’on ne le sente.

La première espèce par contre est comme une abeille normale, n’ayant protégé que nos têtes, nous nous sommes faits du souci au cas où une abeille nous piquerait mais au professeur de réitérer que les abeilles sont nos amis, tant que tu ne leur fait pas du tord, elles ne se défouleront pas sur toi.

En fin de compte il avait bien raison, car dépourvue de protection et ayant suivi ses indications à la lettre personne ne s’est fait piqué.

Un endroit qu’il ne faut jamais manquer en venant à GBPUAT, College of fisheries !

Après une présentation de tout le corps professoral et diverses études réalisées, nous avons été voir le trésor caché dans les bassins, mais comme c’était la période de reproduction il n’y avait que les mâles et les femelles, dommage, on se serait bien amusés quand même !

Mme Sweta Rai avec qui nous étions, nous invita à manger des samusa dans une buvette non loin, c’était un gros délire avec notre chauffeur Altaf !On essayait du mieux qu’on pouvait de profiter des derniers instants qu’il nous restait à Pantnagar .Le soir nous avons été avec le Dean qui nous écouta faire chacun un discours sur tout ce que l’Inde nous aurait appris et apporté ;après mon long discours j’ai chanté en hindi(silsilat ye chahat ka)ce qui l’a beaucoup ému et impressionné, ce fut un moment serein lorsqu’il nous remit nos diplômes et un trophée.

Nous passions une très bonne fin de soirée avec Bupish et sa famille chez qui nous avons mangé de bons Pakoras.

Bohot Bohot Danyavad

 

Jour 30: Last day in Pnatnagar

Ce fut la journée la plus paisible qu’on ait eu depuis notre séjour en Inde, on se parlait dans les yeux et savions ce que signifiait le lendemain. Shefali vint de bonne heure et je partis faire mes dernières courses avec elle au marché de Pantnagar, elle en aura bavé avec mon exigence mais elle est si gentille.

L’après midi M.Chopra vint nous chercher en voiture pour faire un dernier tour des lieux. Nous nous arrêtons aux rizières de l’université où des premières années de BSc font leur plantation. Bien évidemment nous retroussions les manches pour plonger dans les bandes boueuses car nous ne demandions qu’à apprendre, out le monde fut étonné de notre action. out en discutant et en demandant des informations je plantais mon riz, ravie de le retrouver dans assiette (je rêvais trop !), les filles qu’on y a trouvé étaient vraiment sympas.

Nous voilà pleins de terres et de boues sur le retour! Au revoir chers amis !

Ce fut impossible de contrôler les entrées et sorties des gens venus nous dire au revoir, en même temps cela me brisait le cœur, Mme Sweta Rai nous appliqua du mahandi (henné) à moi et Rachel et Shefali rajouta quelques modifications. C’était juste beau !

Enfin voilà Mukesh et sa sœur qui vinrent nous dire au revoir et même temps se tresser, les garçons nous faisaient rire avec des tours ridicules et moi je pleurais dans mon cœur.

Une fois tout le monde parti, nous, quatre aventuriers, nous nous regardions dans le blanc de l’œil pour se convaincre que ceci n’est qu’un mauvais rêve !  

Jour 31 :Phir milengué Pantnagar

Le réveil fut assez difficile, avec ce qui m’attendait je voulais juste encore m’accrocher à ce lit qui représenterait ce lien entre l’Inde et moi.

Que demander de plus ? Ce stage fut très instructif et assez gai. Je fis 4 tas de pièces françaises pour que nos amis qui étaient d’ailleurs déjà pour nous puissent s’accrocher eux-aussi à quelque chose.

Après un dernier petit déjeuner émotif, la voiture était déjà là. Il en aura fallu quand même du temps avant de faire rentrer toutes les valises.

Voilà les derniers lunch-packet qu’Abjey amène, après une dernière photo de groupe, mes larmes  ne purent se retenir. Je serrai Shefali (mon amie) dans mes bras à chaudes larmes en lui faisant promettre de ne point m’oublier.

Et voilà Atol qui s’y met aussi. Je le regardais et dans ses yeux je me demandais tout doucement, qui est-ce qui viendra m’apporter des fruits tous les soirs ? Avec qui m’amuserais-je chaque coucher de soleil ?Qui me fera rentrer dans un monde aussi féerique que le tien ?

Je ne puis vous oublier !

Nous partions, loin, mais dans mon cœur la flamme de vos beaux et généreux sourires brille de mille feux !

Sur la route, je fus surprise de ce que je voyais. C’était l’AID  et les gens se vêtirent de leurs généreux costumes. Les enfants étaient si épanouis, beaux, vivants, colorés !

Une fois à Delhi, mes mots s’envolèrent en ne laissèrent expression qu’aux larmes ! Premiers pas au retour !

Le soir, Bupish qui était venu avec nous à Delhi vint nous voir à l’hôtel où on était pour les derniers instants que nous aurions passé ensembles !

Je suis déjà nostalgique !

Jour31 : Une fille  à Delhi !

Elle fut assez calme comme journée, après un tour de shopping dans Delhi avec les filles, le temps n’étant pas clément ce jour là, nous fit prendre froid après une grosse pluie qui nous est tombée dessus !

Le soir nous profitions d’un dernier dîner indien dans un restaurant moyen.

Mon cœur est rentré depuis que je ne suis plus avec mes amis !

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 10ème partie

Jour 19 :Let’s have an incredible night

Le matin nous sommes allés visiter Britannia Industries LTD Unit Uttarakhan Rakech,industrie concurrente avec Parle qui sont toutes deux des biscuiteries.

Cette visite a été superbes comme toutes celles précédentes, nous assistons à toutes les étapes de production et sommes agréablement surpris par la prestance de cette industrie. Elle est l’un des 70 sites en Inde et existe depuis 10 ans. Elle a 4 lignes de transformations (longues de 300mètres) pour divers types de biscuits. Le temps de cuisson dépend la nature du biscuit  et de la température ambiante à laquelle elle cuit(exemple :6mn27 pour 179°C -206°C et 5mn30 pour 195°C-256°C).L’industrie produit 200tonnes de biscuits/jour pour un effectif ouvrier de 450 avec 1100 contractuels. Ils font des tests de moisissures, d’acidité, de pourcentage d’ASH .En ce qui concerne la ligne de production de cakes,la pâte est mixée pendant 16minutes. Aprés cela ça passe dans l’aspirateur qui en fait de petites galettes avant que ça n’aille au four pendant 1 heure à 220°C.A la sortie la température des cakes n’est que de 90°C ,refroidissement, démoulage s’ensuit et paquetage .20% des cakes sont exportés dans le Golf et 3% des biscuits exportés au Népal. Cette entreprise est semblable à Parle sauf qu’elle a en plus une chaîne de production de cakes !Je ne saurai vous dire niveau goût mais ça me donnait trop envie franchement !

L’après-midi était très fun avec un nouvel ami très coquin et taquin en même, il n’est pas vieux mais j’adore ceux qui font sourire les gens tout en restant sérieux et explicite dans leur prise de parole. Je vous souhaite alors la bienvenue à Gurunanak Roller Flour Mills(P) LTD.

Gurunanak est une entreprise familiale de fabrication de farine industrielle pour les biscuiteries citées plus haut(Britannia et Parle) depuis 1985 et qui se partage entre 4 associés.Elle emploie une main-d’œuvre autour de 90 salariés.

Ils fabriquent de la semoule mais aussi la poudre servant aux biscuits.

La transformation est divisée en plusieurs sections :

-Cleaning section : totalement manuelle, elle permet le lavage des graines par la washing machine weed. Ensuite la Pre-Cleaner Machine permet d’enlever certaines grosses impuretés comme les cailloux,les épluchures…La Cocklecylinder permet elle, de rejeter toutes les graines noires du blé enfin le Destoner sépare les éléments rugueux de la surface des graines de blé et le Magnetic Destoner trie toutes les petites impuretés(cailloux surtout) ;

-Drying section : permet de pré-sécher les graines, pour ensuite les moudre plus facilement

-Grading section : Un moteur unique contrôle tout le classement entier du blé ,la PlantSchifter est une machine composée de 72 planches en guise de tamis pour la farine brute .La Brand Lighter est la machine qui permet de purifier la farine. Ils reçoivent près de 150mt/jour soit une production de 7tonnes  de farine par heure tout confondu (semoule, farine de pâtisserie).

Ils font des tests  de moisissure (30% maximum), de gluten(9% sur les biscuits, 10%sur la pâtisserie et 9% sur les semoules et les pâtes), de qualité de la farine(24% minimum),de germes, d’acidité, d’huile…

Pour cette visite si explicite et importante, il ne fallait surtout pas oublier son sourire chez-soi,il fallait apprendre à sourire dans n’importe quelle circonstance.  

Une fois rentrés à la Guest House,il fallait ranger nos chambres et terminer le compte-rendu des visites pour Dr Chopra mais comme l’Inde est incroyablement imprévisible, nous avons été invités par nos jeunes amis(Atol Singh et Abjey).A peine les avoir rencontré, ils nous firent confiance et découvrir leur monde(milieu de vie, famille, amis).Nous marchions durant cette nuit étoilée suivant le sentier que traçait nos guides juste devant nous.  Les parents étaient ravis de nous voir, de nous accueillir et de nous proposer leur belle gastronomie qui était en faite enrobée de cultures et d’histoire.

 Après cela, nos amis nous prêtèrent leur clé wifi (pour toute la nuit) sachant que ça faisait 3semaines que je n’avais point de nouvelles de mes parents et amis. Je fus ravie de ce geste.

Une fois à la guest house ce fut la fête des chats et la pluie de messages jusqu’au moment où, Mohamed n’ayant plus aucun débit(réseau),fit débrancher et rebrancher la clé de connexion et là plus de connexion pour personne, rien, nada, zéro…Je ne vous raconte pas la baffe de râles  qu’il s’est pris de la part de Rachel et Nelson(moi, je reste zen car au moins j’aurai appris ce qui est vraiment essentiel et surtout vital quelque part ailleurs où les mers se touchent).

A 1heure du matin sans wifi, tout le monde est parti se coucher, moi je continue ma lessive et fit ma petite valise pour Dehradun(Capital de l’Etat d’Uttrakhan) le lendemain.

Jour20 :Let’s moove

A 8h15 un convoie de deux voitures vint à nous avec à son bord, Dr Anil Kumar et son épouse, Bupish et nos deux chauffeurs.Aprés avoir pris nos lunch-packet et fait connaissance avec nos différents accompagnants nous.

partions déjà. Après 11heures de route nous arrivions enfin à Dehradun, précisément à la Guest House.

Après une heure de repos nous partions (Bupish,Nelson,Mohamed et moi) à la grande ville de Dehradun faire le retour du marché et acheter du maïs grillé sur le chemin. Au retour la voiture fut bien animée avec les différentes chansons indiennes. Le dîner fut très différent de ceux que l’on nous présentait à la Lambert Guest House (poulet rôti avec des œufs durs frits dans l’huile après avoir trempé dans de la farine).C’est exquis !

2heures de wifi s’en suivent et nous voilà dormir des petits bébés :) 

Open your ears and close your eyes

Cette fois-ci je montais, plus haut que  la hauteur de mes yeux, plus étendu que le blanc du regard innocent enfantin.

Je sentais mon abdomen, nouer toutes mes envies lorsque mes pieds ne touchèrent plus toucher le niveau terrestre qu’ils ont toujours frôlé. Ce spectacle m’étonnait, à tel point que je compris pourquoi l’on se sentait mal quand d’autres nous regardent de haut. En réalité ils ne voient qu’un point noir négatif qui cache tout ce qui est humain. Dans mon cas, je ne voyais pas les gens de haut mais la nature et la verdure qui, emplissaient mes yeux de belles images. Mais je voulais, pour une fois, ressentir ces effets cachés dans mon ouïe  lorsque mes yeux se refermaient à la brise déchainée du vent ! Faites de même, apaisez le regard pour laisser les oreilles apprécier les bruits et les couleurs invisibles depuis les collines de Muusuri !

 

Jour21 :Lost somewhere in moutains

Aujourd’hui est spécial journée tranquille, bien sûr il fallait jouer les touristes comme des pros. Nous prenions de la hauteur, à la découverte de ces belles collines entre les frontières Népalaise et Indienne ; cette excursion se fit à MUUSURI.

Sur la route nous nous sommes arrêtés à Mahadev Temple (temple exclusivement réservé à Shiva).

Arrivés au sommet de la ville, les nuages qui défilaient nous cachèrent la vue. Mais ce n’est point grave, ça rajoute du fun à notre ballade. Un bon repas dans un restaurant punjab et c’est reparti pour la descente qui épuisa tout le monde. Sur la route nous nous sommes arrêtés à un point de baignade de l’eau du Gange, Mohamed et Bupish furent les seuls à défier l’eau et ils se firent beaucoup d’amis d’ailleurs. Un tour du lieu suffit largement pour découvrir les lieux et retourner à Dehradun.

Après un bon dînner du grand chef tout le monde se dispersa à la quête de la wifi,moi et Nelson sommes restés à parler avec mon nouvel ami,Tashi BUTHIA qui est venu de SIKKIM(frontière entre Chine et Inde) avec ses collègues pour faire une étude de végétation tout près de la Guest House.Nous avons rigolé comme jamais avec ses collègues et j’appris alors un nouveau mot en hindi,JAKKAS(SUPER).

I love so much INDIA!

Jour22 : Improvisation

Cette journée aura été entièrement improvisée. Déjà le matin nous sommes restés une heure à nous demander ce que nous allions faire.

Nous visitons alors le pôle de recherche  du gouvernement indien sur la sylviculture (FOREST RESEARCH INSTITUTE), visite assez brève et aussi surprenante de tout ce que ce renferme de richesses et d’histoire sur l’entretien des forêts en Inde. D’ailleurs le bâtiment est assez imposant pour montrer l’importance qui est accordée à cette section de recherche dont un grand musée aménagé pour le grand public.  

Notre retour à la Guest fut synonyme de départ car le professeur trouvait aberrant de nous faire payer 2000 roupies par personne chaque nuit pour un hôtel de si moyen renommé .Une fois tout réglé nous partions, j’étais triste de ne pouvoir dire au revoir à Tashi(j’essaierai de lui envoyer un message…Sniff…).

La route fut très longue et je comptais les secondes, les minutes puis les heures ; 12h, 13h, 14h, 15h, 16h et toujours pas encore de déjeuner juste quelques chips par ci et par là que m’offrait Lucky.

17h et enfin nous nous arrêtons pour manger (mais on s’était arrêté non loin avant pour réserver dans un hôtel non loin du Gange :Mother Tang Hotel).

Après ce déjeuner on dû prendre une petite route pour aller dans l’un des centres de yoga de l’entreprise Patanjali. Nous avons suivi une conférence de l’ami de Baba Ramdev ensuite avons parlé aux pèlerins venus faire du yoga gratuitement au centre.

Une fois avoir grignoté quelques sucreries typiques indiennes du nom de Jangri. Nous sommes allés faire un tour au Gange avant de rentrer à l’hôtel.

Jour23 :Pantnagar,nous revoilà !

Cette journée aura été exclusivement passée dans les voitures pour retourner à Pantnagar !

J’ai tellement hâte de revoir nos amis.

Jour24 :Un climat de liberté

Aujourd’hui nous partions avec Dr Sharma (il est si adorable), revoilà les contours du lac de Bhimtal,c’est si beau de voir défiler les petits canards !

De temps à autres quand les nuages se dégagent nous voyons la beauté que cachent les montagnes avec ses belles terrasses agricoles aménagées.

Enfin nous arrivons à destination, le grand Centre Horticole de l’Inde(ICAR) où cette fois-ci, nous avons bu une infusion de thym et non du chai, le goût de cette merveille m’emportait très loin au dessus des montagnes.

Ce centre horticole s’occupe de cultures fruitières mais aussi de légumes et de plantes aromatiques et a mis en place une division de protection des plantes, où, plus de 810 cultures sont étudiées.

Le laboratoire de pathologie essaye chaque année de résoudre les problèmes que rencontrent les agriculteurs sur leurs cultures comme c’est le cas pour les pommiers.

Les montagnes de l’Himalaya sont favorables à plusieurs cultures et les sols y sont différents d’un lieu à l’autre, et ayant une teneur en potassium particulièrement élevée estimée à  plus de 500Kg /ha.

Ensuite nous avons fait un tour au centre de recherche vétérinaire qui de 1890, IVRY CENTER.  

Au sein de ce centre, il y a 2 divisions : virologie et infection buccale.

Le centre se situait jusqu’en 1889 à Bombay, dès lors, après les premiers cas de peste ayant tués près de 1millions d’animaux, il a été déplacé pour des recherches car d’après Alfred Linguard(chercheur allemand) la peste était aussi présente en Afrique du Sud.

Aujourd’hui dans cet institut, les chercheurs sont capables de mettre au point diverses cartes de localisation des parasites pour éviter ainsi aux troupeaux des agriculteurs certaines infections.

Sur la route du retour je n’ai point manqué d’acheter des pommes de la montagne afin de goûter celles indiennes. Je peux vous dire qu’elles étaient drôlement juteuses.

Elle aura été agréablement surprenante comme journée car je ne m’imaginais pas avoir cette sensation de n’avoir point quitté la France et le Sénégal. Ainsi l’Inde était arbitre entre la France (froid) et le Sénégal (chaud), je m’y sentais chez moi.

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 9ème partie

Jour15 :Une famille indienne :kabhi khushi kabhie gham

Nous revoilà encore une fois à Roquette pour développer un peu plus le processus de transformation du maïs, malgré la chaleur nous arrivions quand même à suivre les différentes explications des techniciens et avons même assisté à une livraison de maïs par des camions.

L’après-midi fut très particulier par contre, nous avons été faire un tour au college of food nutrition où le head a été particulièrement très chaleureuse. Après un tour des locaux avec une des professeures, nous sommes revenus à la salle de préparation et de dégustation. Nous avons ainsi préparé du Chai (eau chaude+ thé+lait en poudre+menthe+sucre), c’était délicieux. Ensuite nous avons préparé des galettes de semoules accompagnées d’une sauce peu piquante et de ketchup, un vrai régal. Ce n’est pas pour rien que j’ai pris du poids en Inde .

Un tour pour prendre une douche et enfiler ma belle tenue indienne car nous sommes invités à manger chez les deux professeurs du college of food nutrition.Ils étaient si contents de nous voir si bien habillés en l’honneur de leur belle Nation !Nous avons préparé du mango pickle super bon avec la prof, franchement j’aurai mangé tout le pot même si je devais après cracher du feu comme un dragon.

Les plats étaient fabuleux et très bons, vraiment exquis (cholé,parata,bathura,boonti,Raita,Raasgol…).Nous avons passé une superbe soirée avec les enfants et tout le monde. Que c’était beau !  

Jour16 :Let’s talk about spicies

Ce matin nous avons été au centre horticole mais il pleuvait alors la visite fut très courte sous les serres .

L’après-midi nous avons visité l’entreprise Utkarsh Food Product qui transforme des épices depuis 1998. Ils transforment environ une quinzaine de produits différents tels que le piment (red hot chili) que l’entrepreneur achète  dans un autre état. Effectivement, il souhaite garantir la qualité de ses produits et le climat de l’état dans lequel est implantée son entreprise ne lui permet pas de se procurer des piments de qualités. Ils empaquette des produits types massalat et les ouvriers majoritairement des femmes sont répartis dans toutes les tâches(trie, broyage, moulin, paquetage).

Après cette visite nous avons été en hauteur au dessus d’une digue, qui est un magnifique lac artificiel permettant de maintenir les eaux en périodes pluvieuses (mousson) et ainsi permet aux agriculteurs riverains d’irriguer leur culture. La vallée était d’une beauté étonnante et les montagnes de loin avaient un si beau charme. Et les rizières, à cette hauteur, étaient juste parfaitement tracées.

Après cela nous avons passé la soirée avec Mohit un bon ami à nous qui nous offrit du thé et nous amena faire des courses à Big Bazar.

Jour17 : ébahissement

Ce fut le moment de voir des choses assez spectaculaires !Et ce fut le cas.

Tout est en réalité valorisé dans le riz comme c’est le cas pour le cochon !

La poussière de riz obtenue par polissage du riz marron obtenu après décorticage est utilisée pour effectuer une extraction d’huile. C’est incroyable.

Avant d’effectuer quoique ce soit ils mouillent la poussière pour en faire des granulés et les presser pour récupérer l’huile et lui faire subir un processus de raffinage .Avec la partie inutile, c'est-à-dire la pâte obtenue après extraction, ils fabriquent un complément d’aliment avec d’autres composants minéraux pour les animaux. Et la cire et la gomme de l’huile sont vendues à d’autres industries pour la fabrication du savon.

Alors à présent convenez avec moi que tout est bon dans le riz ! J

L’après-midi nous avons été à l’exploitation de l’université…Cette ferme n’a rien à envier à celles du pays de Caux en tout cas !

L’exploitation en question est composée de 700 vaches et de 200 bufflonnes. Je vous laisse deviner un peu l’effectif total en ajoutant les génisses et les veaux !

Les vaches subissent une insémination artificielle et sont sélectionnées essentiellement sur le lait tandis que les bufflonnes, elles, ont une reproduction naturelle (montée naturelle).

Il y a 25 employés sur l’exploitation à temps plein  et après traite du matin et du soir l’exploitation produit 2100L /jour.  

L’alimentation du troupeau est la même pour toute l’année, soit :

Mélange de tourteaux,33%céréales(riz, maïs, millet) dont la plante entière est utilisée des fois,33%d’écorchure de riz,2% de minéraux et 1% de sel. Le taux de mortalité est de 6-7% et ils ont 7 à 10mois de lactation respectivement pour la bufflonne et la vache et enregistrent 30 vêlages/mois.

Le déparasitage des animaux s’effectue 3 fois/an pour tous les animaux même les mâles aussi qui sont d’un effectif de 143.

Cette ferme comme tout autre dans n’importe quel pays connaît des problèmes de mammites et y remédie par les mêmes anticorps utilisés en France. Le nombre de cas de mammites est estimé à 50/an.

En ce qui concerne la tarissement, les vaches taries ne sont ni vendues, ni abattues car étant sacrées. Une fois le tarissement atteint, les vaches sont laissées libre jusqu’à ce qu’elles meurent .Ce qui n’est pas le cas des bufflonnes qui sont abattues dans un autre Etat car étant très difficile à tuer et l’obligation d’une certaine licence.

Jour18 :Delicia Food

Après un petit déjeuner joyeux grâce à la bonne nouvelle que Vijey(notre serveur) nous a annoncé tout en souriant que nous allions visiter le parc naturel Jim Corbet pour voir les éléphants et les tigres et qu’on allait ensuite à Ramnagar.J’étais si contente.

Mais je peux vous assurer que quand notre chauffeur vint le Professeur Chopra nous dit tout le contraire et nous fit comprendre que nous partions tôt suite à la longue route qui nous attendait pour visiter une entreprise de transformation.

Attendant d’arriver impatiemment à ce royaume, un mal de tête atroce me fit fermer les yeux de temps à autre sans oublier que je ne pouvais point m’allonger comme j’aime le faire d’habitude derrière à cause des lunch-packet.

La visite ne fut pas aussi différente des autres à part que cette industrie, Delicia Food, entreprise de transformation de fruits et légumes sous conserves exporte aux USA et au CANADA sans oublier qu’elle dessert aussi le marché local indien, de plus, nous pouvons noter aussi plusieurs analyses effectuées à cause de l’enjeu sanitaire.

Après cette visite que j’ai à peine suivi à cause d’un mal de crâne, nous partions mais on ne savait où !

Quelle chance nous sommes au cœur du Parc naturel Jim Corbet et nous venons de voir un éléphant, puis un autre et encore un autre. Tout de suite j’ai eu comme l’impression d’avoir avalé toute une boîte de CAC1000 sandoz.Je n’étais pas qu’heureuse, c’est incroyable jusqu’à ce qu’un tigre surgisse de nulle part. Pas de danger on en verra point. Après quelques kilomètres  nous nous arrêtions dans un lieu religieux où de nombreux pèlerins hindou viennent se recueillir et se baigner dans l’eau du Gange. Après avoir dépouillé nos lunch-packet Mr Chopra nous proposa une petite ballade et j’en profitais pour m’acheter un collier en ohm tout comme Jean-Christophe qui me manquait tant (sauf que lui c’est une bague en argent je crois).

Un peu d’histoire : Le ohm est l’arme du dieu Shiva,elle est représentée par une sorte de fourche(Shiva est un Dieu hindou,père de Ganesh).

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 8ème partie

Jour14 : La mangue verte dépasse les préjugés et n’est pas toujours synonyme de colique

La veille nous avons été dans une entreprise familiale pour prévoir la visite d’aujourd’hui. La boutique offre une belle vue de tous les différents produits.

L’entreprise en réalité transforme les mangues vertes en une sauce assez aigre et piquante : « Mango pickles ».Cette entreprise, d’un effectif moyen, produit aussi divers types de jus de fruits et des graines de canne à sucre qu’ils cultivent eux-mêmes d’ailleurs derrière.

4 salariés s’occupent de la transformation entière ainsi qu’une aide familiale occasionnelle des enfants. Dans la salle de transformation, la production prend de l’aigreur dans les cuves dans lesquelles elle a été placée pour fermenter pendant 15jours avec quelques épices comme le massalat.Le processus de transformation se fait par des méthodes artisanales de découpe du fruit (la mangue verte) entier avec le noyau et peau.

Ensuite nous sommes reparti au magasin de vente situé plus loin pour goûter les produits et prendre des photos avec le gérant et le propriétaire. Nous avons ainsi fait par la même occasion la rencontre d’un journaliste qui prit une photo de nous pour en parler dans le journal, ce qu’il fit bien évidemment !

L’après midi nous avons été visiter une biscuiterie : Parle.

Le site où nous avons été est l’un des huit sites de l’entreprise Parle en Inde. Se situant à Rudrapur, elle est l’une des plus grandes industries indiennes productrices de biscuits depuis 1929. Ce site produit uniquement 5 des biscuits de la marque : Parle-G, Magix Kreams orange, 20-20 Butter Cookies…  L’entreprise produit en moyenne 200 m tonnes de biscuits par jour.  En revanche, de mai à juillet on observe un pic de production en raison des vacances scolaires. Les jeunes en vacances consomment beaucoup plus de biscuits qu’en période scolaire. Nous avons pu observer 3 lignes de fabrication ayant le même processus : mixage moulage, cuisson, refroidissement, packaging… Le sucre, la farine, l’huile, et les additifs sont mixés au début  du processus avant d’obtenir une pâte qui sera ensuite moulée et cuite à 220°C. Les gâteaux sortent à  70°C avant d’être refroidis jusqu'à 45°C. A partir de cet instant, des contrôles visuels sont effectués sur les biscuits non conformes qui seront retirés de la ligne de fabrication. Ensuite, de nombreux ateliers de conditionnement sont disposés de part et d’autres de cette ligne pour emballer le produit fini dans des paquets plus ou moins grands. Le packaging est fabriqué au sein de l’entreprise par une conditionneuse. Les produits finis sont principalement exportés  au Népal, au Bangladesh, en Afrique du Sud.

Après cette visite ils nous offrirent quelques délicieux biscuits à emporter et ensuite nous avons été faire les courses avec DR.SHARMA à BigBazar (centre commercial).Ce fut un moment très émouvant surtout que nous n’aurions jamais pensé qu’un professeur pourrait nous accompagner à faire du shopping.

Jour14 :Un moment de réflexion

Ce jour là je ne me sentais point très bien .Après une grasse-matinée Rachel, Mohamed et Nelson furent partis computer center pour se connecter, moi je pris le temps toute seule de réfléchir à tout !

Des pourquoi me rongeaient ! Dans ma tête je voulais juste être cette bonne fée qui résout tous les problèmes du Monde, qui efface les rancœurs et ouvre les cœurs de chacun. Je voulais surtout que le temps suspende son vol afin que je puisse prendre assez de souffle pour laisser passer chaque moment exceptionnel que je vis depuis que je suis en Inde.

J’étais déjà mélancolique et ne cessais de penser au moment  où je serai une fois repartie quelque part ailleurs où se touche les mers !

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 7ème partie

Jour11 : Les lois de l’improbabilité indienne me mettent à l’épreuve

Cette journée aura été belle en couleur mais je n’y aurai point fait attention tellement la déception m’écorchait la peau. L’Indian Tour qui devait être effectuée avec 130 étudiants indiens est annulé pour nous.

Une belle vieille voiture vint nous chercher pour aller visiter Graffiti Food.

Cette entreprise est située à Rudrapur dans une zone industrielle où nous nous sommes déjà rendus lors de visites précédentes. L’entreprise, créée en 2005, est spécialisée dans la transformation de produits végétaux solides en produits déshydratés. Elle produit également à plus faible effectif de la confiture et des jus concentrés. Il y a une unique zone de fabrication mais trois processus différents séparant la transformation des produits déshydratés, tels que les légumes et les herbes aromatiques, et des produits destinés à la confiture et aux jus concentrés, tels que les fruits. Les différents végétaux transformés sont : prune, pêche, abricot, mangue, pomme, brocolis, paprika, haricot, persil, gingembre etc. L’atelier de fabrication ne fonctionne que de novembre à mai en fonction de la saison de production de la matière première. C’est la raison pour laquelle l’entreprise emploi environ 45 employés en fonction de ses besoins et du pic de production. La matière première est produite sur 300 ha par 40 agriculteurs situés à Rudrapur ayant des contrats avec l’entreprise pour les différentes productions  issus d’une agriculture sans pesticides, favorisant la qualité des produits. En premier lieu, la matière première est triée, pré-lavée puis les parties non utilisables sont coupées avant d’être acheminée sur les ateliers de transformation. En second lieu, les végétaux sont lavés puis chlorés avant d’être envoyés dans la « Drying machine » pour être déshydratés pendant 40 minutes. Les produits finis déshydratés sont conditionnés dans des sacs en plastique transparents de tailles plus ou moins importantes en fonction de la demande et stockés dans une pièce où la température constante est de 25C. Une partie des produits déshydratés est exporté en Allemagne par voie maritime en conteneurs, consommés en Inde ou vendu à d’autres entreprises de transformation en temps que matière première comme l’entreprise Maggie, Nestlé ou Pepsico.

L’après-midi nous avons été au centre d’agroforesterie de l’université où nous avons rencontré Pawan Dubey qui, par la suite est devenu très ami avec nous. La mousson se fait petit à petit de la place de par ses gouttes assez grosses pour faire plus qu’arroser.

Au centre nous avons observé différentes variétés assez vivaces de baboo et de peupliers. De fait nous avons  participé à l’élaboration de nouveaux plants de part divers moyens de plantation. La fin de la visite fut marquée par un moment de frayeur avec Pawan qui n’arrêtait point de nous parler des pythons.

Au moins j’aurai combattu pendant quelques minutes ma phobie des serpents.

Jour12 : La belle journée !

A partir de 10h nous étions parti avec Mme Sangeeta Sabusa au centre horticole de l’université où nous avons suivi des démonstrations de greffe sur touts types de plants de n’importe quelle taille. J’ai pu profiter à fond de la dégustation d’un Jack-fruit  de 10kg, autant profiter de cette saveur tant qu’on y est !La prof avait peur que je ne tombe ensuite malade vue la quantité avalée, d’ailleurs le responsable du centre emballa même le reste pour moi. Quelle gentillesse !

A la pause de midi on eut la surprise de voir les filles qui sont à Jolikot(Julie,Célia et Jessie) avec Pooja SHAH,leur maître de stage super gentille et qui me montra par la même occasion comment porter mon saree !On fit ensemble le chemin pour leur montrer un peu le marché et le cadre verdoyant dans lequel on devait évoluer durant notre stage. Après avoir mangé tous ensembles, elles durent repartirent à nouveau !

Le reste de l’après était assez détendue avec la ballade effectuée avec notre chauffeur dans la deuxième partie du centre horticole et où Mohamed et Nelson ont voulu cueillir des mangues en montant sur les arbres comme les saisonniers.

Eh bien ce ne sont pas les mangues qui nous manquent ici !! 

Jour13 : Là où verdure subsiste, médecine triomphe !

Aujourd’hui nous avons essentiellement visité le centre de plantes médicinales où l’on nous a expliqué pas mal de choses sur les plantes comme la menthe, l’eucalyptus, la verveine, la citronnelle, l’hibiscus, la pervenche ...

Après cela nous avons été redirigés au « veterinary college » où le professeur principal nous expliqua l’utilité de chaque machine utilisée adaptée à telle ou telle carcasse animale. Il  nous fit ensuite prendre du recule sur le peu que l’on connaissait de la transformation et du domaine agricole. Ce qui a encore plus amplifiée notre curiosité et l’envie d’aller vers la connaissance car on ne sait jamais assez.

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 6ème partie

Jour 7 :Première descente sur les collines de l’Himalaya

Pour cette journée nous avons été au pied de l’Himalaya précisément à Nainital et à Bhimtal accompagnés du Dr Kumar assistant professeur à l’Université de Pantnagar au college of agriculture dont nous avons particulièrement apprécié la compagnie. Notre première visite concerne une entreprise familiale modeste, Bhini Food Products qui a débuté en 2001 par Mme Begum en s’agrandissant par la suite.Ils travaillent différents fruits tels que l’abricot,pêche,pomme,prune mais également avec des fleurs comme le rhododendron.

Tabassum,la fille aînée de Mr et Mme Begum a débuté la rencontre par nous expliquer le concept du Buransh squash, après nous avoir fait un bref résumé de l’entreprise. Ensuite nous avons eu la chance de voir le processus de fabrication du chutney d’abricot et de participer à l’opération en utilisant le réfractomètre pour indiquer le taux de sucre. Lors de cette démonstration nous avons pu assister à la livraison des fruits acheminés en caisse de bois. Nous avons fait un tour dans le jardin où de nombreuses plantes aromatiques tels que du persil, de l’origan, du romarin mais également des fleurs tels que des géraniums, des roses etc leur permettent de se diversifier par la vente de plantes aromatiques déshydratées, de produits cosmétiques ou encore d’améliorer la qualité organoleptique de leur différents produits. Enfin, ayant particulièrement apprécié cet échange nous avons acheté différents produits de cette belle entreprise familiale. Et nous voilà repartis déjeuner autour d’un lac particulièrement touristique où familles et amis se retrouvent autour des différentes attractions que proposent ce site (saut à l’élastique, barques, ballon gonflable, structure, gonflable…)avant de nous rendre dans une autre entreprise.

FRUITAGE  est une entreprise qui transforme les mêmes types de produits que l’entreprise précédente comme la confiture, du chutney, de nombreux  jus mais également des légumes épicés comme les fameux « pickkles Indiens ».Cette visite a été particulièrement intéressante surtout que ça représente une dimension moyenne de production indienne.

Jour8 : Au revoir « sensei » et bonjour au lait !

Ce ne fut pas simple pour moi de leur dire au revoir, j’étais devenue plus que fan, je les adore ces deux professeurs qui n’ont peur de rien et qui me l’apprirent. Je ne leur dirai jamais assez merci pour tous leurs efforts. Et pas une seule fois je ne pus retenir mes larmes en m’éloignant petit à petit pour ne pas les embarrasser. Je ne parle pas souvent assez et je laisse toujours mes écrits parler à ma place. J’aurai juste dû leur dire que je les aimais beaucoup et qu’ils me manquaient déjà. Bon retour en France Jean-Christophe et Christophe. 

Nous partons à Haldwani pour la journée avec une assistante professeur. En cherchant l’entreprise nous avons été indiqués à l’Indienne…Vous cherchez votre chemin ? Demandez à un Indien, il vous dira d’aller tout droit puis arrêtez vous 500 mètres après et recommencez l’opération, il vous dira d’aller en sens inverse puis un autre 900m plus loin vous indiquera un chemin encore différent des deux premiers… Vous serez perdu mais ne paniquez pas, ils vous répondront « No problem » parce qu’en Inde il n’y a jamais de problème !!! Bref, le site de la coopérative laitière est composé de 95 agriculteurs pour uniquement la collecte du lait des fermes de 60 villages environnant pouvant être situés jusqu'à 140 km. Ces fermes ne sont point très grandes mais parviennent à donner du sens au peu de lait qu’une vache solitaire pourrait offrir. Cependant notons la place importante qu’occupe le machinisme en Inde pas autant qu’en Europe ou aux Etats Unis, ainsi alors ce pays mérite bien une reconnaissance de sa bravoure d’être aujourd’hui le premier pays producteur de lait au Monde. En voyant ce système nous retenons que c’est un grain qui en fait des milliers ensuite un tas. J’appris alors que rien n’est insignifiant et que chaque échelle a une base bien solide aussi petite soit-elle .Nous avons été surtout stupéfaits par le nombre de travailleurs sur le site par exemple dans cette entreprise ils sont 13 personnes pour recevoir et acheminer 1000L de lait par jour tout en sachant qu’ils ne font aucune analyse si ce n’est l’acidité du lait. D’après le directeur  depuis sa création en 1963, ce site ne cesse de s’agrandir constamment. Les agriculteurs Indiens sont libres et n’ont aucun contrat avec les coopératives et ils portent leur choix sur le prix du lait sachant que le lait est majoritairement composé de lait de. Depuis 48h nous travaillons notre immunité en goûtant les produits que l’on nous propose lors de chaque visite où, par respect. La  deuxième visite de l’après midi plus rapide a été effectuée dans  une entreprise de transformation laitière  que ce soit le paneer, le beurre, le chocolat caramélisé ou le yaourt produits à  faible effectif soit  150 par jour car la demande n’est pas très importante et principalement consommés par les enfants sur le marché local de l’Etat d’Uttrakhand uniquement.

Une fois rentrée, je prends le temps de comprendre et de garder au fond de moi ces belles expériences ! J

Jour9 : Il était une fois un dimanche !

Sur notre fiche de stage il était marqué visite à Nainital mais on n’aura été ce jour là à aucun endroit portant un « N » en début de mot.9h, 10h, 11h puis 12h nous n’entendions que les oiseaux et nos propres bruits. Ainsi nous partions retrouver internet au « computer room », à 5km de notre hôtel ; ça fait du bien d’avoir des nouvelles de chez soi. Après cela le soleil s’en allait tout doucement laissant place au sommeil.

Jour10 :Qu’il en soit ainsi

Aujourd’hui nous avons été au département de génie industriel où nous avons été particulièrement hypnotisés par les différentes inventions des étudiants. Ils montent eux-mêmes leurs machines et en inventent sans cesse comme le cas du séchoir à épices fonctionnant à l’énergie solaire. Ensuite professeur Sharma et des élèves à lui prirent soin de nous expliquer le fonctionnement de toutes les machines, ce fut dur de tenir. Il faisait chaud et on n’en pouvait plus de rester debout à écouter. Mais nous nous sommes battus jusqu’au bout pour apprendre et partager ensuite.

L’après-midi nous avons été à Rudrapur visiter Nous avons visités l’entreprise de fabrication d’huile de palme « Sheel Chand Agroils PVT LTD »  créée en 1994.La matière première, importé de Malaisie, est acheminée jusqu'à l’entreprise en bateau dans un premier temps puis en camion dans un second. 

Durant la visite nous avons eu à beaucoup parler des différents points de vue des consommateurs d’ici et d’ailleurs sur l’huile de palme et les techniciens très compréhensifs en ce qui concerne la polémique sur cette production. Après tout quoiqu’il en soit les opinions sont partagés entre ceux qui préfèrent et ceux qui ne préfèrent pas.

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 5ème partie

 

 

Maid in Pantnagar :)

Lorsque l’on voyage quelque part ailleurs on croît automatiquement tout connaître du pays dans lequel on est. On délimite ses ressources, cultures et richesses à ce que l’on aurait aperçu que d’un lieu.

On n’en sait jamais assez sur une culture !

En allant quelque part ailleurs on découvre, en un jour on écrit un livre, une semaine un article et un an on ne sait même plus correctement tenir la plume pour s’exprimer. Déjà faudrait-il savoir décrire, tellement notre vécu aura été très normal.

Aujourd’hui Pantnagar m’ébahit et me fait voir un autre aspect du voyage car sinon j’aurai juste défini l’Inde à travers Delhi or nous savons que de la même façon que Delhi n’est pas l’Inde, Paris n’est pas non plus la France.

Cette paisibilité,cette verdure et cette brise venue des montagnes me laissent tomber sous le charme de ce bel environnement.

Un coup de foudre à Pantnagar !

Jour5 :A la découverte de Pantnagar

Le réveil ce matin là fut très particulier car il était très tôt. A 6h du matin l’un des serveurs toqua à la porte pour nous apporter le chai (du thé mélangé à du lait de bufflonne ou de vache), Rachel se leva pour ouvrir et prendre les deux tasses. Elle en bût mais pas moi car jamais une tasse de thé ne saura rompre cette complicité que j’ai avec les lits douillets indiens. Et donc je continuais à roupiller jusqu’à 8h et après toilettage je partais prendre mon petit déjeuner qui fût différent de celui de l’hôtel. Il fut composé de céréales avec du lait de bufflonne avec une omelette et /ou une parata et du pain.

Abjey notre serveur a d’ailleurs une  drôle de façon de prendre nos commandes mais il est si gentil.

Après cela nous avions attendu avec nos deux sensei(dont M.GROELLE un peu souffrant) jusqu’à 11h pour partir ensuite à la réunion à l’université pour rencontrer les étudiants indiens qui devaient venir effectuer le programme d’échange pour 2mois en France dans le cadre du programme DEFIAA2. Il y eut à cette occasion M.TIWARI professeur au college of agriculture et en encadreur des étudiants indiens à  la mobilité étrangère.

Après une brève présentation de nos différentes formations, nous eûmes à discuter de nos centres d’intérêt et de ce qu’était la différence culturelle à travers le voyage qui les attendait et le rôle nous devions y jouer pour leur rendre agréable leur séjour. Ensuite Dr.TIWARI nous expliquât  vite fait le programme élaboré pour nous,2 semaines de parcours à effectuer dans l’Inde avec d’autres étudiants indiens(voyage d’étude) et des visites de différentes structures locales.

La pause déjeuner fut prise vers 13h et nous reprenions la réunion avec surtout les étudiants indiens dont Chirag Singh,Manish Shukla,Anupama Rawat,Archana Tiwari,Deepshika Katuri,Deepika avec qui j’ai beaucoup interagi. Je leur ai ainsi parlé du vécu français et de chez moi(le Sénégal), je leur appris quelques mots et à compter en français ce qu’ils apprécièrent beaucoup et m’apprirent  certaines choses essentielles sur leur culture.

Mon cœur explosait de bonheur à l’intérieur de ma poitrine tellement leurs rires épris de paix et de mélodies m’enchantaient.

J’eus beaucoup d’affinités avec Archana qui subitement est devenue ma grande copine.Elle demanda avant la fin de la réunion à sortir pour qu’on fasse un petit tour en moto au marché de Pantnagar,d’ailleurs les autres en demandèrent autant mais pour y aller à pied.

Nous sortions tous ensembles, très heureux de connaître les uns et les autres. Archana me fit monter sur sa moto Jakarta noire et c’est parti pour le marché. Une fois là bas elle me paya une bonne glace à la vanille et aux noix .Les autres nous rejoignirent et nous fîmes de belles photos.

Pour le dîner nous étions en compagnie de Cédric un responsable de relations extérieures pour le ministère de l’agriculture à l’ambassade de France en Inde. Il était venu régler pour nous certains papiers pour que l’on puisse faire le voyage d’étude avec les étudiants indiens, ce qui ne fut pas de tout repos.

Le lendemain était déjà défini par une visite à Roquette, une entreprise familiale française travaillant dans l’amidonnerie.

Jour6 : A  ROQUETTE

Elle aura été la première journée vécue en tant que stagiaire en Inde, le matin fut assez informatif avec le petit tour effectué à la librairie  ensuite au « computer room » avec deux des étudiantes.

L’après-midi nous fûmes à Roquette avec deux professeurs indiens, des étudiantes indiennes et nous même avec nos professeurs et Cédric. Roquette est la première industrie amidonnière indienne, deuxième en Europe et cinquième  dans le monde. Ils utilisent de nombreuses matières premières telles que le pois, le blé, le maïs et la pomme de terre. Elle compte 523 employés à plein temps. L’entreprise à de nombreuses certifications comme  iso 9001,Iso 22000,iso 14001,halal,ohsas.Ils exploitent 1333ha  en Inde, sachant qu’ils ont 31concurrents, ils font des analyses sur les protéines et les gluten, des analyses microbiennes, sur la viscosité sans utiliser pas d’aspartame, les cultures proviennent principalement de la montagne à raison de 85% et à plus faible effectif de la plaine, à raison de 15% ,ils essayent avant tout de travailler avec les agriculteurs locaux, cependant ils ne travaillent pas avec l’université de pantnagar mais espère le réaliser dans les prochaines années, avec une production générale de 42 tonnes, ils font rentrer 1200 tonnes de mais par jour qui est traité avant transformation .Ils nous expliquèrent le processus de transformation et les différentes matières premières utilisées. En ce qui concerne le processus pour  l’amidon ils font la décantation, la filtration et le cyclonage ensuite ils obtiennent le produit fini. Ils ont 4sites en Inde à Udham,Hardwar,Pantnagar...Roquette produit des matières premières sous forme de liquide transparent(visqueux) ou de poudre(soluble) pour de nombreuses industries internationales telles que Nestle,Heinz,Pepsi ,MAGGI,ainsi qu’avec de nombreuses entreprises pharmaceutiques comme Glaxo Smithkline.Danone et Nestlé utilisent de la maltodextrine que l’on retrouve dans l’alimentation pour nourrisson…Le saccharose et le glucose sont plus utilisés dans la fabrication de bonbons et friandises.. Ainsi nous avons pu également médité sur le fait qu’ils étaient méconnus des ménagers, étant donné qu’ils produisent la matière première des autres industries agro-alimentaire . Cette entreprise porte une grande attention au développement durable..Les sous produits sont utilisés pour l’alimentation animale et servent aussi à la coloration naturelle jaune.

La visite effectuée sur une partie de l’entreprise décèle les multiples normes à respecter afin d’éviter des scandales sanitaires. Après cela nous repartions avec beaucoup de connaissance dans ce domaine, il suffit maintenant de combler avec des recherches personnelles.

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 4ème partie

Jour 4 : VERS D’AUTRES CIEUX

Après un réveil matinal, nous nous apprêtions à partir de l’hôtel pour aller à Pantnagar se trouvant dans l’Etat d’UTTARAKHAND.Aprés règlement des frais d’hôtel nous partions pour 6 heures de route sachant que Guénael et Rédouane faisaient leur stage dans le sud de l’Inde et nous au nord, nous avions avant souhaité un bon stage et une bonne route.

Nous étions réduits à présent à un effectif de 7élèves dont 3 des filles qui doivent aller à Jolikot(village se trouvant dans le même ETAT que Pantnagar mais dans les montagnes).Sur la route j’eus à tresser Célia et on vit le stade international de Delhi : Dr.Ambeokar Stadium et des choses extraordinaires comme de beaux paysages, des vanniers à l’œuvre avec leurs belles expositions en bordure de route, un camion mal fermé qui malheureusement transportait des poissons ouvert, la traversée du Gange...

A l’heure du déjeuner nous manquions la sortie sur l’autoroute du restaurant 5 étoiles Haveli où nous devions manger mais comme toujours, « en Inde on ne peut jamais avoir de soucis tout vas toujours bien ».Le chauffeur fit demi-tour sur l’autoroute et roula à contre-sens, c’était étonnant !

Vous savez les passages de permis à zéro risque je n’y crois pas trop, j’aurai tellement voulu passer mon permis en Inde !

Havéli je fis de belles rencontres avec des gens super gentils qui m’apprirent même le nom du sapotier en hindi(Gikou) et du palmier à huile(botle pam).Après cela nous reprenions de plus belle notre chemin avant de nous arrêter à nouveau dans une buvette dans l’ETAT d’UTTARD PRADESH composé de plus de 200000 habitants majoritairement musulmans. M.YGRIE nous fit découvrir les petits bonbons rafraîchissants indiens très mentholés.

Nous arrivions à Pantnagar vers 16h et nous fûmes accueillis par la grange statut de Goving Ballah(fondateur de l’université GBPUAT).Nous étions ébahis par l’immensité de l’université(16000hectares).Le car s’arrêta au Lambert Guest House, qui, comme son nom l’indique est un hôtel destiné aux invités et aux fonctionnaires comptables ou pilotes travaillant pour le compte de l’ETAT indien. Nous allions  déposer nos bagages dans nos chambres respectives (chambres des garçons et celles des filles) ensuite redescendions dire au revoir aux filles qui devaient repartir sur le champ pour Jolikot.

Après une douche et un petit repos, nous allions avec nos deux « sensei » découvrir le marché hebdomadaire de Pantnagar qui était très coloré et divers de produits. Nous fîmes d’ailleurs la connaissance de Titou marchand de tissus, qui, était très amis avec les étudiants français de la Canourgue venus faire un stage au College of fisheries.

Lorsque l’astre jaune nous privât de ses flammes et laissât petit à petit place au char vaporeux des ténèbres nous rentrions avec des litchis tout frais pour dîner.

Le décor changeait à nos yeux mais nous avions les mêmes ressentis qu’à Delhi,je parle bien de la générosité des gens et cette belle image qu’est d’aller vers l’étranger pour le connaître ,et le rassurer qu’il n’est point seul ,et n’est qu’après tout un humain.

Après un succulent repas composé de soja bowls,chapati et riz,nous repartions nous reposer après cette longue et préparer le jour prochain qui je l’espère brillera autant que celui-ci.

SHUBRATRI (BONNE NUIT) :)

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 3ème partie

Jour3: CHANDNICHOWK,UN MONDE SPECIAL

Après un réveil assez détendu et un petit déjeuner indien assez diversifié(parata, naan, jus de mangue, céréales, lait chaud, thé, café, cholé, battura, omelettes…),nos deux « sensei » nous proposèrent d’aller à CHANDNICHOWK(le vieux DELHI) avec eux. Nous fûmes enchantés, par contre nous n’étions que 5 des 9 étudiants à partir avec eux !

Mohamed dormait encore et les trois autres filles étaient parties visiter le Gurdwara Bangla Sahib Temple après qu’on leur ait raconté ce qu’on y avait vécu la veille.

Cette fois-ci ce n’était pas  très difficile de trouver 2 touk-touk étant donné qu’on était avec nos deux experts presque indiens (Jean-Christophe et Christophe).Quand on les regarde et les écoute attentivement, on se dit bon sang que ça fait du bien d’épouser le vécu et la manière de faire de ceux vers qui nous allons pour apprendre de leur culture. Et vous ne pouvez imaginer la fierté des indiens et le charme de leur sourire quand tu t’essayes dans leur langue ou que tu essayes de t’habiller et de gesticuler comme eux…C’est si raffiné !

Bref je me perds déjà dans ma narration ; une fois dans les touk-touk les deux « sensei » se donnèrent un lieu de retrouvaille au marché du vieux Delhi.

Déjà sur la route on sentait de loin les odeurs d’épices nous picoter les narines. Ce qui me plut le plus sur la route c’était la façon dont les indiens organisaient leur propre circulation, «tout se mélange mais ils s’y retrouvent et s’organisent à leur façon ».J’adore me défaire comme ça de certaines règles, bien sûr le dicton n’a point tord : « trop de règles tuent la règle »

Une fois sur place on a eu du mal à retrouver l’autre touk-touk mais nous les retrouvions juste devant dans un coin de la partie épices de CHANDNICHOWK. Durant cette excursion M.YGRIE  nous expliqua alors les différentes parties du marché (des parties exclusivement destinées à la vente d’épices, de lunettes, de tissus, de montres, de bijoux…).

Il était à peine à 10heures et il y avait déjà la cohue, pourtant les «  Seinsei » nous signifient bien qu’il n’y avait point beaucoup de monde ; ce qui était juste car 45minutes plus tard il y avait deux fois plus de monde.

La Circulation piétonne, celle des véhicules ou même celle des charrettes tirées par des vaches ,s’emmêlaient mais pas au même degré qu’une bobine de fil dans tous ses états, car en Inde la circulation se démêle avant toute contrainte.Et dans ce méli-mélo nous avons connu plein de gens sympas avec qui nous n’avons point manqué de poser(Photo)...

Avec Rédouane je suis partie de l’autre côté du marché pour trouver des teintures ; nous croisions des gens nous proposant des cartes de leur cantine ou nous invitant à aller voir leur commerce. On aurait bien voulu mais nous n’avions pas beaucoup de temps pour trouver ce que nous cherchions. En fin de compte on a acheté deux grands drapeaux indiens à 250 roupies (3euros), on était si fiers d’avoir fait cette belle affaire, on était surtout très contents de porter cet ensemble de couleurs vives sur nos épaules avec toute une considération.

Après cela nous retrouvions les autres pour faire certains magasins de tissus et de tuniques indiens. Je pris une bonne dose de beaux tissus assortis de chaleureuses couleurs pour tous ceux vers qui, j’irai ensuite pour leur dire à quel point la fibre indienne résonne en moi à présent.

Un petit tour à la rue des magasins de lunettes clôtura notre randonnée. Par contre le retour fut particulièrement très jouissif, figurez-vous que nous étions 7 personnes à voyager à bord du touk-touk 7865 à destination d’ARRAKACHAN ROAD.Rédouane assis devant avec le chauffeur, Rachel sur les genoux de Nelson et Guénael qui étaient difficilement assis, les deux «  seinsei » en face et moi à moitié dehors !Je vous promets que c’est l’expérience à ne pas manquer car ainsi j’ai pu avoir une autre vue extraordinaire sur le dehors.

La fatigue et le soleil nous consumaient à notre arrivée mais je voulais vivre chaque moment d’une manière exceptionnelle pour que je n’aie pas à regretter quand il me restera les souvenirs pour nourrir mes illusions jadis indiennes !

Avec Guénael je suis retournée à l’hôtel et nous n’avions point manqué d’acheter sur le chemin des litchis (c’est si bon quand c’est tout frais), une fois dans notre refuge nous partions au dessus (au 4ème étage) trouver ce qu’on pouvait commander à manger lorsque Mohamed nous rejoignit ensuite. Mon ventre ne se plaignait plus après ce beau mélange de litchis, de garlic naan et de pannir butter massalat.Bien contents de notre festin, nous prenions des photos avec une petite brise de vent assez rafraîchissante près d’ un chai qui laissait évaporer quelques petites fumettes pour m’ accorder sa bénédiction avant que je ne l’empoigne pour une direction qui lui était sous peu méconnue, réchauffer ce petit ventre anorexique qui à présent au fil des jours prenait de plus en plus de volume.

La soirée promit de belles chansons, blagues et même une imitation de Zao faite par M.Ygrié sur sa chanson Guerre Mondiale. Ce fut une soirée inoubliable avec Guénael et Rédouane qui se ramenèrent avec une coupe indienne chique et toutes les filles qui étaient vêtues en tenues indiennes.

Elle aura été la dernière soirée que nous aurions passée tous ensembles en tant que missionnaires du DEFIAA2 en Inde et surtout à Delhi.

Le cœur gorgé d’émotions je m’en allais dormir, passer une nuit paisible ou non ! Une chose était certaine dans mon esprit, c’est que le voyage est un concept que l’on vit depuis la naissance. Car dans nos sourires d’enfants, les pas, phrases, nous voyageons dans nos têtes et faisons voyager ceux qui nous entourent ;

Pour moi en cet instant de mélancolie je me demandais juste comment j’en étais arrivée à être triste de me séparer de gens que je connaissais à peine et que je considérais à présent comme ma famille !

Je me consolais ainsi de ne pas être indifférente à ce Delhi Express pendant lequel j’ai vécu de réels moments d’humanité, de partage et d’ouverture. Ainsi j’ai pu vraiment mettre une définition au concept de vivre ensemble et ai pu l’employé dans cette marche vers les réalités de l’autre bout du fil.

 

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 2ème partie

Suite DELHI EXPRESS

Une fois sortis du temple, nos estomacs nous rappelèrent à la réalité et nous devions trouver un petit restaurant pas cher pour manger, heureusement nous sommes bien tombé ,à 70 roupies nous avions mangé comme des rois ;après ce festin ,la gérante nous expliqua qu’en faite ceci était une ONG reconnue par le gouvernement qui a mis en place des restaurants du cœur. Quel beau geste ! Clic, une photo avec elle et c’est reparti.

La température était à présent plus élevée, le soleil était au zénith et il nous restait pas mal de missions à remplir. En jetant un petit coup d’œil à ce qui nous restait comme mission nous décidions d’aller au Red fort, chose difficile car la majorité des indiens que nous croisions nous disaient que le Red fort était fermé le dimanche et qu’il y avait beaucoup de pique-poquettes. Malgré notre insistance, le chauffeur de touk-touk nous amena encore une fois dans une agence de voyage, nous fîmes l’effort d’écouter et de sourire malgré la fatigue ,il nous proposa même pour 60euros de nous amener dans une voiture climatisée au Red Fort, Ecologiques que nous sommes, ne pouvions nous  permettre ce luxe seulement en un seul jour…

Une fois sortis de l’agence, n’ayant plus envie de faire quoique ce soit ou d’aller où que ce soit avec nos têtes au bord de l’explosion, nous partions au Macdonald en face pour boire une boisson fraîche, ce qui nous coûta un peu cher. Par contre nous avons bien pu observer que nombreux étaient les indiens aisés dans ce milieu, et je peux vous assurer que ça n’a pas l’air d’avoir le même goût qu’en France (n’oubliez pas qu’il y a beaucoup de végétariens en Inde, de vrais végétariens je veux dire !).

Une fois rafraîchis, nous étions à présent à la recherche de la station métro pour valider nos missions, sachant que deux de nos missions ont été abandonnées. Je peux vous assurer qu’on aurait bien fait d’aller faire une autre mission que de chercher la station métro car le « Je ne sais pas» est banni du vocabulaire indien, ce qui nous a valu aller dans tous les sens d’après les indications indiennes .Une heure après on put enfin entrer dans le métro mais fallait-il déjà comprendre comment cela marchait, il nous a fallu 30 minutes pour comprendre. Dans l’attente du train pour rentrer, nous étions devenus comme dirait-on de vraies « bêtes de foire », on était dévisagé sur tous les angles et je ne vous parle point de la chaleur...Après 10minutes d’attente, voilà le train bondé qui arrive .Je vous laisse deviner si l’on est bien rentré dedans….

Eh bien non du tout ! On a rebroussé tranquillement chemin et avons pris un touk-touk pour rentrer…

Une fois à l’hôtel chacun pris sa douche et se reposa…Etant donné qu’on était dans un pays hautement improbable je vous laisse deviner ce qui nous arriva…On dû repartir à Gafar Market parce que c’était bel et bien ouvert d’après nos deux « seinsei », la galère !Je vous assure qu’on  a bien pris soin de traîner pour ne pas y aller..

La route empruntée cette fois-ci pour aller à Gafar Market était différente mais elle était aussi pleine d’espoir et de belles images. Arrivés sur place nous étions stupéfaits par la cohue et le nombre de boutiques de téléphones portables. Nous suivions à présent Mohamed qui voulait acheter un téléphone portable chic à moindre coût !

Eh bien il l’a trouvé son iphone 5 à 6000 roupies, la classe après avoir passé une demi-heure ou plus à marchander !

Cette journée aura été belle et pleine de vie et de leçons, je suis si loin mais près de tout ! Est-ce possible ?

Oui ça l’est si l’on se fait confiance et que l’on fasse confiance à ceux que l’on ne connaisse guère, et quand on plonge dans cet autre univers différent sans préjugés, c’est encore plus simple.

Il se fait tard à présent, on a si bien mangé encore une fois et Jean-Christophe et Christophe en sont encore à leur refus d’accueillir la vieillesse dans leur vécu en nous faisant plus que tout sentir que quoique l’on soit, où que l’on puisse être on peut trouver le moyen d’être chez soi par le rire, la bonne humeur, la tolérance et l’ouverture.

Si mon conte ne t’ennuie guère, retrouvons-nous le lendemain pour vivre une autre journée aussi chaleureuse que celle-ci à Delhi. Shubratri (Bonne nuit)

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AT THE OTHER END OF THE WIRE 1ère partie

At the other end of the wire :

Incredible India :)

Tout commence par un sourire !

Curiosité, confiance et regards s’en mêlent et laissent place à la découverte et au voyage.

Rien n’est plus extraordinaire que la différence.

Rien de mieux qu’une mobilité pour braser les chaleureuses couleurs de ce petit village planétaire, qui, réunit en son sein espoir, sourire, colère, guerre, bonheur, joie, innocence, malheur, renaissance, injustice, richesse, pauvreté et paix.

Pour tout cela, je veux rester accrochée au Monde !

Je scrute l’horizon souriant, oint de pourpre !

Chaque image ambitieuse s’y reflète austère.

Je m’en allais loin de cette bulle.

Là où verdure subsiste, je serai cette goutte qui la frôle, cette généreuse aile qui lui rapporterait les nouvelles d’ailleurs.

Ai confiance et vient avec moi ! Nous irons partout, partout et ailleurs !

Voyage d’un jour, des souvenirs pour toujours !

Namasté  

Je m’appelle Aminata SALL, étudiante en BTS ACSE au LEGTA d’Yvetot.

Quand j’ai  choisi comme destination l’Inde, je fus  contente, honorée mais en même temps apeurée par l’inconnu. Bien que différent de ce qu’on a toujours connu, Delhi se présentât à nous comme un fournil et un univers empoussiéré dans mon esprit fébrile ; cependant rien n’égale la chaleur des gens, leur gentillesse et leur ouverture, n’hésitant pas à tendre la main pour empoigner avec sourire notre culture qui leur est étrangère. “INDIA IS JUST INCREDIBLE”.

Laissez-moi vous emporter dans mon beau SAFAR (voyage).

Jour 1 : Première impression

Nous sommes Aminata, Mohamed et Redouane et allons vous narrer notre beau périple au sein de Delhi.

Nous nous sommes vus la première fois le Vendredi 03 juin dans l’aéroport de Charles De Gaulle (Roissy)  tout en ignorant la personnalité et les caractères de l’autre mais le feeling passât vite laissant place au “ indian style” qui nous réunit à présent dans cette école où la rue est notre professeur  à l’autre bout du Sanshar(Monde)!

Après avoir brièvement fait connaissance à l’aéroport avec Jessi,Rachel ,Rédouane,Guénael,Julie et Célia, nous fîmes les formalités requises pour ensuite s’envoler avec la compagnie Air India à bord du Boeing 787-8 dans lequel nous fîmes de superbes rencontres  avant d’arriver à Delhi le lendemain à 9h45.

Dès notre arrivée à l’aéroport 3 chauffeurs de taxi envoyés par l’hôtel où nous devions loger vinrent nous chercher avec nos bagages. Dès que notre sortie dehors, nous nous rendîmes compte que nous étions vraiment dans un monde très différent. Accueillis par 50°C, nous slalomions dans la rude circulation indienne au sein de laquelle nous croisâmes des touk-touk, des vaches, des chèvres, des motos, des singes et un rond point non pas avec un jet d’eau ni avec des fleurs mais avec un tank de guerre.

Après une sieste, nous partions le soir avec nos deux « seinsei » pour voir à quoi ressemblait la ville et  prendre des repères pour préparer les épreuves du lendemain. C’était amusant de voir un attroupement d’indiens nous proposant divers articles à l’Indian Gate . Ce fut un vrai régal au dîner avec des « garlic naan » et des «  panir butter massalat » hummm, désolée de ne pouvoir point t’en proposer, succulent.

Jour2 : DELHI EXPRESS

Après un premier réveil difficile sur le sol indien, nous avons été chargés de missions du DELHI EXPRESS, qui  porte bien son nom étant donné qu’on se devait d’avoir des repères et tisser des liens très rapidement avec les gens pour délaisser la peur de l’inconnu , s’adapter à la culture et au rythme indiens et prendre de l’assurance sur nous-mêmes(facilité de contact, application de la langue anglaise, apprentissage de l’hindi ).

La première mission qui nous est assignée est celle d’aller nous procurer un «  ORAL REHYDRATION SALT »,de demander au pharmacien à quoi cela pouvait nous être utile ; dans un méli-mélo de français, d’hindi et d’anglais nous avons réussi cette tâche et nous  nous sommes faits  de nouveaux potes .La chose la plus importante à retenir pour cette épreuve c’est qu’il ne faut pas s’attendre à voir la même chose que chez soi, ici on parle de «Chemistry » et non pas de pharmacie ,tout est vendu à l’unité. Après une souriante photo avec notre « pharmacien professionnel » nous voilà relancés dans une discussion de prix du trajet d’un touk-touk pour nous rendre à notre prochaine épreuve ,aller à Gaffar Market pour donner le nombre de boutiques de téléphone portable et se faire expliquer par un gérant de boutique la procédure d’obtention d’une carte Sim indienne, tâche difficile car étant un  dimanche, nous n’étions pas sûr de trouver celui-ci ouvert bref nous décidâmes de changer l’ordre des épreuves. Pendant ce temps l’astre jaune nous cuisait à moyen feu…Pas de coups de soleil pour les deux black mais juste un peu plus de noirceur et une petite douche de sueur pour blanche-neige ou plutôt pour « blanc-neige»,qui, en 24h a plus que bronzé, il est presque devenu aussi ébène que le bois…Quelle chaude journée. Et nous voilà encore à parler avec un chauffeur qui nous propose 60 roupies pour aller au Gurdwara Bangla Saib Temple mais qui, apparemment ,n’était pas en règle il se fait piquer sous nos yeux ses clés de touk-touk, imaginez par qui…Par la police bien évidemment…Le Bon Petit Indien(BPI#BGG) prit ses jambes à son coup quand il vit  arriver la force de la justice, impuissants en présence du char vaporeux des ténèbres ,nous nous trémoussâmes encore une fois pour aller chercher un autre moyen de locomotion..Comme toujours, nous laissâmes notre beau grand RedWayne (cousin direct de Lil Wayne), que le soleil consumait, négocier le prix à notre place…

 

N.B : Ne jamais rentrer dans un touk-touk sans avoir au préalable fixé ton prix.

 

Le chauffeur n’ayant point compris ce qu’on lui expliquait nous amena dans une agence de tourisme où le chef, nous expliqua pas mal de chose et nous donna une carte sur laquelle il avait pris soin d’identifier les différents lieux importants à visiter, bien que n’ayant pas beaucoup de temps nous lui expliquions qu’on était en mission secrète pour la CIA (chutttttttttt).Nous profitions de ce moment pour accomplir notre 5ème mission qui consistait à demander un devis pour un aller-retour Delhi- Agra pour 7 personnes avec entrée du Taj Mahal, une vraie partie de plaisir, imaginez le boss nous faire les yeux doux, pas aux gars, à la fille plutôt, à vrai dire il n’était pas si mal que ça. De toute façon j’ai toujours son numéro, n’est-il point vrai que le voyage nous fait rencontrer des gens exceptionnels ? Bon trêve de plaisanterie, après une ou deux photos pour cette tournée nous retrouvions notre bon chauffeur pour qu’il nous amène cette fois-ci au Gurdwara Bangla Saib Temple.

Une fois sur place, nous étions à nouveau les petits kiwis parmi les oranges, venait-on prier ou poser comme des mannequins ? En tout cas ce fut problématique pour nous d’accéder au temple avec cette ruée de fan voulant autographes et selfies, nous en fûmes phobiques des flashs. C’est si beau la différence ! A quoi ressemblerait la mobilité dans un Monde dépourvu de différences ?

Toutes les personnes que l’on croisait nous indiquaient le bureau d’informations pour étrangers sur le temple, il faut dire que l’on était pas vraiment motivé pour rentrer dans cette agence, surprise, un bon vieux sikh ouvre la porte derrière nous et nous invite à rentrer, ce fut une invitation si chaleureuse.

Après nous avoir attaché des foulards sur la tête (parce que dans un temple il faut se couvrir la tête garçon comme fille) il nous fit enlever nos chaussures et commença à nous expliquer le but de ce temple, et de la religion sikh elle-même. A nous apprendre le comment reconnaître un sikh et à même nous enseigner des choses sur notre propre religion (j’avais un profond respect et une admiration pour cet Homme).Il avait raison pourtant lorsqu’il disait que c’est nécessaire de préserver certains rites pour l’enseigner aux générations futures afin que cela ne se perde pas. Après cela, nous sommes rentrés dans le temple, nous fûmes vraiment stupéfaits devant la grandeur et la majestuosité de ce qui se présentait à nous…A l’intérieur le toit brillait comme de l’or et le bassin au milieu de la cour reflétait chaque sourire de chaque pieux venu se repentir…Aucun mot ne put décrire ce lieu pour quelqu’artifice que ce soit …Enchantés par le chant des prêtres sikhs nous n’avions point  envie de quitter ce lieu, c’était si apaisant. Mohamed était le seul de nous trois à s’inquiéter du parcours qui nous attendait et voulait que l’on parte du Temple, mais dans ma tête sa voix se noyait devant ce moment fabuleux auquel mes yeux prêtaient un intérêt particulier..Il fallait quand même repartir car d’autres missions nous attendaient.

 

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Se résoudre à partir,loin,adopter une vie différente de ce qu'on aurait toujours connu n'est pas chose facile.Durant un week end pourtant nous nous fréquentâmes sans nous connaître,venant de chaque maille de la France avec des accents ,des sourires et des cultures peu différentes.Différentes sont nos destinations et nous avons appris que la plus belle façon d'appréhender notre voyage c'est d'apprendre à connaître notre prochain sans préjugés,d'oser donner la main sans regret et d'enrouler de chaleur et d'affection nos regards éperdus dans cette nature si variée.L'aurore balaye nos pensées et nous fait prendre conscience de notre différence à nous mais aussi de celles des différents autres horizons que nos paupières scrutent.Le voyage n'aurait guère d'importance si on était tous pareils,avec une même culture,une même couleur de peau et la même façon de veiller sur son prochain.Le même soleil nous illumine tous,mais pas de la même façon,la lune nous éclaire,mais pas au même moment ,les étoiles nous guident mais suivant notre direction.En brandissant ce trésor qui est l'éventail de la découverte du monde,nous resterons plus que tout "ACCOCHÉS AU MONDE".. Merci au RJAL✈.
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