Publications de Malabirade Charles (7)

Rappelle toi !

Eh salut!

Ah !! tu pensais ne jamais me revoir ou m'entendre ? Et si, faut que je vienne te raconter où j'en suis quand même. Bon je passe pas à la télévision et j'ai toujours pas gagné au loto mais j'y cours pas après, je fais mon petit bout de chemin, dimanche il y a rugby et les vaches se portent plutôt bien. 

Ah oui on a fait une cession retour de mobilité avec les autres élèves du lycée qui sont partis aussi à l'étranger, on a bien rigolé, on a fait des dessins et on s'est raconté plein d'histoires. C'est tellement passionnant de vendre du rêve aux professeurs, je recommencerais bien. 

Bon sinon je me demande encore si c'est moi qui suis parti, quand je regarde mes petits bouts de souvenirs j'essaye de me rappeler tout ce que je pourrais oublier, toutes ces rencontres, ces petits échantillons de vie qui redonnent parfois le sourire quand papa dit que l'agriculture est de plus en plus difficile. Quand on me demande "Alors l'Irlande ?" j'essaye de pas trop rentrer dans les détails sinon j'en parlerais des heures et ce serait lourd. 

Voila, tous les jours je me demande ce que font ces gens que je ne vais sûrement jamais revoir, que ce soit l'ingénieur du centre de recherche ou l'inconnu qui m'a payé une pinte au pub ce jeudi soir devant le match de hurling, et puis tous les autres qui j'espère se rappelleront de ce jeune français qui était passé durant l'été 2017, s'il te plait, Rappelle toi ! 

Je pense aussi à toi jeune étudiant de l'année d'après, qui te demande encore si tu as envie de partir à l'étranger, si tu le fais pas pour toi, fais le pour moi, pour tout ce que j'ai pas eu le temps de faire. Et l'année prochaine toi aussi tu pourras écrire le "Rappelle toi !".

Amicalement vôtre, Charles Malabirade. 

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Partie 6: Le mot de la fin

Voila c'est fini, le sac est défait, les photos sont triées et montrées à la famille puis le budget est clos. L'aventure humaine s'achève, place aux souvenirs et à la nostalgie.  Mais cette aventure restera unique tout simplement car c'était la première, d'une longue série ? Qui sais ?

Je conseille à tout jeune en quête d'aventure de réitérer ce type de projet, et surtout de n'avoir peur de rien, car oui j'ai eu des surprises, des ratés et autres désagréments mais c'est ça qui pimente et qui écrit l'histoire, car ce n'était pas un simple stage en Irlande comme on vous en racontera des milliers. Non c''était bien plus que ca, c'était Mon stage en Irlande et il restera unique. 

Les différentes émotions que j'ai pu avoir et que je n'avais jamais eu resterons mes plus beaux souvenirs entre histoires et paysages. Oui les émotions sont ce qui pèsent le plus dans ce type de projet et j’espère qu'à travers ce blog j'ai réussi a vous les dévoiler.

Je rentre un peux plus riche que je ne suis arrivé,  non pas en terme d'argent mais en terme de connaissance et d'aventure humaine c'est avec joie que je partagerai mon aventure à chaque fois qu'on me posera la question.

Je tenais à remercier tous ceux qui ont permis à ce projet de se réaliser. A bientôt pour d'autres aventures.

C'était l'histoire d'un dur au coeur tendre qui découvrit un petit morceaux de Terre.

PS: J'ai pleuré deux fois, une fois quand je suis parti, une fois quand il a fallu rentrer...

                                                                             Salut!

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Partie 5: Mon voyage, ma découverte du pays

Bonsoir tout le monde, ce soir je vais vous parler de mon aventure plutôt touristique car au cour de mon voyage j'ai réussi à barouder dans pas mal de coins du pays.

J'ai tout d'abord commencé non loin de mon lieu de résidence, à une heure de route dans les Wicklow Mountains au sud de Dublin avec une belle randonnée sur les hauteurs surplombant de magnifiques lacs et forêts. 

Les week-end étant courts, il ne faut pas avoir peur d'avaler les kilomètres avant de reprendre le travail le Lundi. C'est pourquoi dès le deuxième week-end je me suis rendu dans le Sud-Est du pays pour visiter Waterford et Wexford,  de très jolies villes non loin de la côte où j'ai notamment fait la Green Way à vélo qui relie Waterford à Dungarvan avec un magnifique chemin côtier de 92 km alleé retour, ce qui ma fait un bel entrainement sportif. Après cela une belle soirée arrosée avec mes amis de voyages rencontrés en stage.

 

Les week-end s’enchaînent et c'est dans le Sud-Ouest que je me suis rendu avec les même compagnons de voyages ou nous avons découvert la ville de Kilarney qui est très festive, puis les différentes péninsules de l'Ouest, notamment celle de Dingle qui loge un mythique Dauphin.

Avant de clore mon aventure je me suis rendu dans l'Ouest à Galway, après une nuit festive je suis partie en Direction de Clifden capitale du Connemara qui est la ville la plus a L'Ouest de L'Irlande. J'ai donc vue quelques lacs et j'ai fait la Sky road à vélo, longue de 20km c'est une des plus belle route d'Irlande qui longe la côte avec de superbes paysages. 

Après une journée Dublinoise, j'ai sauté dans l'avion pour retrouver l'air de la France.

Je n'aurais pas vue tout le pays, notamment le Nord-Ouest et l'Irlande du Nord, les week-end étaient trop courts et pas assez nombreux, mais surement une prochaine fois à travers de nouvelles aventures.

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Bonjour citoyen du monde! Aujourd'hui je vais vous raconter ce que je fais en stage, et oui je suis pas en Irlande juste pour aller au pub!

L'organisme ou je suis en stage compte une centaine de salariés et en pleine saison estivale jusqu'à 30 stagiaires allant du jeune stagiaire Irlandais en "CAP agricole", en passant par l'étudiante Irlandaise finissant sa thèse pour valider son doctorat jusqu'au stagiaire étranger comme moi. 

Les postes occupés sont très aléatoires, du simple salarié agricole à la ferme à l'ingénieur en biologie moléculaire dans les laboratoires. 

Je pense avoir été dans presque toutes les activités, oui presque car, le secrétariat et la biologie moléculaire n'étant pas mes passions premières je ne m'y suis pas attardé.

Tout le monde est habillé pareil ou presque, l'équipement de travail est fourni,  des bottes à la casquette, moi qui avais réservé quelques kilos de ma valises pour des affaires de travail, je n'en suis que déçu, mais il faut des imprévus aussi, sa pimente l'aventure!

 Bottes, combinaison et ne pas oublié la "Security jacket" qui est indispensable. Gare à vous si Francis le responsable sécurité vous vois sans le gilet de sécurité !

Trêve de plaisanterie, mon travail quotidien consiste à suivre les différents salariés, techniciens et ingénieurs. Oui les salariés effectuent le travail quotidien de la ferme et sont à disposition des techniciens et ingénieurs pour toutes interventions concernant les recherches.

La manipulation des bovins est quasiment journalière entre toutes les recherches, la ferme est bien évidement super équipée en contention et en facilité de travail.

Autant vous dire que après avoir pesé des milliers d'animaux je commence savoir faire marcher une balance.

Nourrir les animaux en intérieur fait parti de mon quotidien, tous nourris avec de l'herbe fraîche ou de l'ensilage d'herbe, à cette saison les animaux sont en intérieur exclusivement pour des recherches, car tout les animaux d'élevage sont dehors et profitent de l'herbe fraîche sur pieds.

En parlant d'herbe, sa mesure et sa gestion est une des activités les plus importantes de mon stage, mesurer tous les jours, peser et donner la bonne surface au bétail à l'aide de différentes formules. Amusant et vraiment intéressant, quoi de mieux que de travailler en se baladant dans de vertes prairies avec un herbomètre, une calculette et un enrouleur de clôture ? 

Oui ce stage c'est la belle vie, car en plus d'être agréable, les horaires des travailleurs sur le centre sont très légèrs avec un début de journée à 9h, une demi heure pour le "breakfast" a 10h, un heure pour manger a midi et fin de journée vers 17h.

Ca peut paraître normal, mais aillant toujours travaillé dans l'agriculture, ces horaires me font bizarre, mais on s'y ferai très vite! Cela va être dur de refaire des journées de plus de 14 heures de travail sur la ferme familiale en rentrant en France.

Après la récolte de données par exemple les prélèvements d'herbe, d’excrément ou  encore de poils de bovin, la préparation d'échantillon fait aussi partie de mon travail.

Ensuite l'étude de donnése au bureau ne représente pas une grande partie de mon travail, mais accompagner un technicien ou un ingénieur dans son bureau pour étudier les donnés c'est très intéressant et permet souvent de récolter des informations et peut être même des protocoles de recherche, je n'en ai obtenu seulement 2, ces documents sont très importants et confidentiels, c'est des jours de négociation pour en avoir un ! 

Je vous laisse découvrir une petite vidéo qui résume presque toutes les activité que je fait en stage:

                                          

Vous l'aurez peut être ressenti, ce stage me plaît beaucoup, l'ambiance y est très agréable notamment à la cantine le midi ou au breakfast pendant que tout le monde prend ce qu'il a besoin au cuisinier ou bien avec son petit tupperware préparé chez lui, les histoires et les blagues fusent à toute vitesse et c'est même dur de tout comprendre.  

Seul point négatif, le machinisme, et oui pour conduire les machines sur le centre de recherche, il faut un "permis" ou un "cases" les stagiaires sont donc interdit de conduite de machine agricole en théorie. Mais après partage de ma passion pour le machinisme agricole avec quelques salariés, le volant m'est quelques fois cédé pour quelques minutes, mais je doit vite le rendre au cas ou Francis le responsable de la sécurité serait dans les parages! 

Mon stage se résume donc à manipuler des bovins, les soigner, se balader dans les prairies pour mesurer l'herbe et déplacer les animaux, prépaeré des échantillons dans les laboratoires et quelques heures de bureaux mais surtout beaucoup de bonne humeur.

Ah sa la bonne humeur est partout en Irlande, du Lundi matin au Dimanche soir, mais ce n'est qu'un petit morceau de vie que je suis en train de vivre ici et chaque minute qui se termine m'émeut un peu plus!

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Bonjour tout le monde! J'écris cet article pour vous faire partager mon ressenti sur l'agriculture en Irlande ainsi que la recherche sur ce domaine.

Son agriculture à laquelle je passe beaucoup de temps est principalement composée d'élevage puisque sur ces 4 millions et demi d'hectare agricoles  presque 80% sont en prairies et le pays compte presque 7 millions de tête de bovins, mais il y a aussi quelque ovins.

L'agriculteur Irlandais est quelqu'un de respecté par les citoyens, bon ils râlent pareil que nous quand un tracteur bloque la route ! Mais il est très apprécié car l'agriculture est un pilier conséquent de l'économie Irlandaise avec plus de 50% de sa production exportée. Ils sont tout de même plus important qu'en France avec 5% d'actif dans la population du pays. Mais le paysan Irlandais a tout de même du mal car les prix de ventes ne sont pas fameux et ils ne peuvent pas jouer sur les volumes car la taille moyenne des exploitations n'est que de 32 hectares.

 

Des cultures sont quand même mis en place autant des cultures d'hiver comme le blé, l'orge et la féverole qui servent souvent à l'alimentation du bétail mais aussi des cultures de printemps comme le maïs qui est cultivé sous plastic car les unités chaleurs ne sont pas en assez grand nombre. 

Vous l'aurez compris les produits principaux sont des produits laitiers et carnés.

J'ai la chance de voir cet agriculture mais en plus de voir la recherche qui tourne autour de ses systèmes d'exploitation. Et oui étant en stage dans un centre de recherche de l'organisme Teagasc qui est financé par l'état comme l'INRA en France, j'ai pu voir, étudier et comprendre ce que recherchait le pays et quel fil conducteur il voulait donner à son agriculture.

Grass system! Voila le fil conducteur. Et oui, si la majorité de l'agriculture française joue sur les volumes pour combattre la baisse des prix, les Irlandais se sont basés depuis longtemps sur la baisse des charges et les systèmes herbagés sont donc les moins coûteux. Souvent ils disent qu'en France on raisonne chiffre d'affaire (ce qui n'est pas tout à fait vrai) et après ils ajoutent "Ce n'est pas le nombre de vaches que tu vends qui compte, c'est combien il te reste pour aller boire des pinets avec tes copains" malheureusement mon faible niveau d'Anglais ne pas permis de retenir la phrase d'origine qui été très réfléchie.

C'est pour cela que la majorité des recherches se tournent vers la production d'herbe et son utilisation, la relation Sol, Plante, Animal est souvent la base de toute recherche. Même si tout comme en France, des recherches en bâtiment sur des qualités d'aliments concentrés, sur des performances animales ou encore sur de la génétique sont effectués.

J'ai pu mettre le nez dans plusieurs recherches comme le pâturage tournant qui consiste à relier les performance agronomique et animale en laissant les animaux pâturer une surface définie contenant juste le fourrage qu'il faut pour une période souhaitée entre 24h/48h/72h. Et oui car au bout de 3 jours l'herbe coupée le premier jour recommence son cycle et l'animal préférera la jeune pousse et laissera des refus, on atteint le surpâturage. 

Toutes ces formalités sur les techniques de pâturage ont été oubliées en France et reviennent un peu au goût du jous pour certain exploitant. Néanmoins, les règles fondamentales du pâturage tournant ont été rédigées par un agronome français en 1957 nommé André Voisin dans l'ouvrage "La productivité de l'herbe". Tout les agriculteurs Irlandais connaissent cet ouvrage alors que beaucoup ignorent son existence en France, quel dommage !

Voici un herbomètre pour mesurer la quantité d'herbe disponible.

 

J'ai aussi pu étudier la pousse de l'herbe et ses rendements, la modulation de dose de fertilisant, les croissances de jeunes bovins, de boeuf. Mais aussi de la génétique avec une grosse étude sur l'Index maternel qui consiste à augmenter sa sélection pour faciliter l'élevage. Puis j'ai étudié toute sorte d'analyse d'excrément et de qualité d'aliment. Passionnant n'est ce pas ?

Vous l'aurez compris, il y a beaucoup de choses à voir sur mon stage, je pourrais vous en parler des heures, mais il faut bien que je résume.

Je découvre une autre agriculture qui me donne bien des idées et des projets mais qui pour l'instant fait faire des bons à mon papa à l'autre bout du téléphone.

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Hello everybody! Drôle de titre hein ? Écrire sur ce blog me rend poétique.

Les jours défilent en Irlande et tout ce passe bien, l'herbe est bien verte et les pierres ne bougent pas.

Mais ces beaux paysages sont bel est bien vivants, animés par des personnes formidables. Oui l'Irlandais est bien sympa à l'inverse de l'Irlandaise qui a tendance à vous prendre de haut. Et plus elle est jolie, plus elle vous prend de haut j'ai l'impression, enfin vous saisissez l'idée.

Quand vous les abordez,  ils vous parlent d'abord du temps qu'il fait ou qu'il va faire, oui le temps est tellement changeant que c'est le premier sujet de conversation. Puis ensuite ils vous demandent dans quel pub vous avez bu une pinte hier soir. Plutôt agréable comme conversation, non ?

Tiens en parlant du temps, petite Time-Lapse pour vous faire partagez le spectacle du ciel Irlandais depuis la fenêtre de ma chambre:

                                         

En revanche, les Irlandais ont un seul grand défaut que je n'apprécie guère: Ils mangent n'importe quoi, n'importe quand! En effet, il n'est pas rare de croiser quelqu'un en train de manger un fish and chips en pleine après-midi. Bon si vous leur demandez ils vous répondrons qu'ils l'éliminent durant leur footing, entraînement de hurling ou football Gaélique. A chacun sa vision du ratio calorie/dépense énergétique.

Hurling? Football Gaélique ? Vous ne trouvez pas? Ou est passé votre culture générale ?

En effet ce sont 2 sports Irlandais ou plutôt Gaéliques très pratiqués et très appréciés dans tout le pays.

Ils se pratiquent sur le même terrain avec des cages de football en bas et des poteaux de rugby en haut. Le hurling ce joue à 15 avec une crosse en bois puis les joueurs sont équipés de casque avec mentonnière pour ne pas recevoir la balle en cuir dans la tête. Les joueurs peuvent marquer des points en avançant vers le but et en marquant soit entre les poteaux (1 point) soit dans la cage(1 but soit 3 points). Ils ne peuvent pas faire plus 4 pas sans faire rebondir la balle sur la raquette et ne peuvent pas ramasser la balle autrement qu'avec la crosse. Le sport est plutôt de type, comment dire ? Musclé.


Pour le football Gaélique, il se joue donc sur le même terrain
avec le même nombre de joueurs. En revanche c'est un mélange entre le foot (appeler soccer en Irlande) et le rugby en moins dangereux puisque le tacle et le placage y sont interdit. Il se joue avec un ballon rond similaire à un ballon de football mais plus lourd. Le comptage des points est identique à celui du hurling. En revanche le porteur de balle ne peux pas faire plus de 4 pas sans faire un dribble comme au basket puis refaire 4 pas plus loin un toe-tap ( faire répondir le ballon sur sont pied comme un jongle au football)pour avancer il faut donc faire un dribble, un jongle, un dribble ...


J'adore parler de ces sports avec les irlandais. Regarder un match au pub avec une pinte m'est très appréciable car j'y retrouve mon esprit rugby et Sud-Ouest en France que les Irlandais apprécient aussi.

Voilà c'était la minute sport et culture!

Au fur et à mesure des week-end, je visite le pays petit à petit, après Dublin, son Sud, les Wicklow Mountains, le Sud-Est avec Watterford puis le Sud avec Cork et d'autres destinations à venir plus vers l'Ouest. Je m'organise à coup de bus, covoiturage, et auberges de jeunesse avec d'autres étudiants rencontrés en stage. Il y a donc une super ambiance.

 La mobilité est facile grâce au bus, même si cela reste cher, les bus desservent quasiment tout les villages, mais il faut arrivé a l'heure. Voila la vue que l'on peut avoir quand on arrive trop tard: 

Comme vous pouvez le ressentir, je commence à m'attacher à ce pays et à m'endormir le soir avec le sentiment du devoir accompli.

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Bonjour curieux! Je m'appelle Charles Malabirade je viens de faire 19 ans dans un pays autre que le mien, plutôt excitant comme situation, non ?

 


J'habite sur le canton de Riscle dans le Sud-Ouest du Gers(32).

J'étudie l'Agriculture avec un grand A au LEGTA Jean Monnet à Vic en Bigorre dans les Hautes Pyrénées (65). Étant au milieu d'une formation de BTS ACSE (Analyse et Conduite des Systèmes d'Exploitation) j'étudie l'agriculture au sens large. En partant de la rumination de la vache, passant par l'itinéraire technique de la culture de soja et jusqu'au compte de résultat en gestion. L'école n'étant pas ma première passion, je me permet de clore le sujet.

Ah, mes passions, qu'est ce que j'aime ? Beaucoup de choses!

Tout d'abord je dirai bien mes vaches, mais ca paraîtrait fou et vous ne comprendriez pas!

Donc je m'explique. Oui, parfois il m'arrive de manquer à l'appel du matin en classe. Non je n'ai pas la gastro, c'est sûrement car une vache a du mal à donner naissance à son petit, ou encore que c'est un jour de récolte, de maïs ou de raisin. Oui ce que j'aime avant tout c'est travailler sur l'exploitation familiale afin de conserver et développer un patrimoine commun que mes aïeux nous ont laissé puis que nous le laisserons à notre prochain.

Quelle poésie!

Sur cette exploitation familiale sont produits de la viande de bœuf, des céréales et du vin.

J'aime aussi beaucoup jouer au rugby avec mes copains, nous avons grandis ensemble et maintenant nous voilà à jouer tous ensemble en fédérale 3 à Riscle. Bien sur quand le match se termine, notre esprit de partage épicurien prend le dessus et nous partageons tout les bons moments de la vie, enfin vous connaissez l'esprit hein !

J'ai d'autres passions comme la chasse, la pêche ou le ski, mais qui non malheureusement pas pu devenir des priorités.

Pour résumer, j'aime travailler à la ferme pour produire de bonnes choses, jusqu'à l'heure du rugby pour après le match partager tous ces bons produits avec mes copains puis de temps en temps partir à la chasse, à la pêche et à la montagne.

Voilà, vous savez tout de moi ! Enfin, ce que j'ai envie de vous faire savoir bien sur, il faut pas dire les mauvais côtés.

Bon, si je me retrouve à écrire ici, c'est car après avoir fait de nombreuses périodes de stage dans différentes régions de France, l'idée dans faire une à l'étranger commençait à devenir inévitable. C'est pour cela que j'ai coché cette option de ma formation et j'ai démarré à chercher différents projets de stage à l'étranger et puis je suis tombé sur l'Irlande, où j'ai été accepté en stage dans l'organisme Teagasc qui est comme l'INRA en France. Sur le centre de recherche de Grange qui est spécialisé dans la recherche sur le bovin viande, se situant à l'Ouest de Dublin.

Et voilà, un stage, un avion, un logement puis la boucle est bouclée.
Bon ça paraît très facile vue comme sa mais en vrai ça ne l'est pas du tout.

Et c'est comme sa, que je me suis retrouvé dans l'aéroport de Toulouse, le 9 Juin 2017 à 19 ans pas encore révolu, amené à coup de pieds au derrière par mon paternel, verser la première larme de fierté de ma vie.

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