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Résumé de mon stage

Un résumé de mon stage.

Lors de mon stage j'ai rencontré plusieurs problèmes, je voulais vous en parler et des choses qui m'ont apporté La langue usuelle ,en l’occurrence l'espagnol, fut une épreuve compliquée. Le travail mené avec les gardes m'a permis de me mêler à leur vie, L'amitié que j'ai construite avec les gardes m'a fait connaître un pays, des habitants, un nouveau monde.

La langue

Le début fut difficile, le barrage de la langue était un obstacle qui limitait les échanges, je n’avais pas pratiqué l’espagnol depuis deux ans, mais au bout d’un mois les discussions devinrent plus aisées. Pendant une grande partie de mon stage, je parlais «la langue des gestes», un discours universel qui atteint vite ses limites dans de vraies discussions, notamment lorsqu’il s’agit de comprendre son maître de stage. A la fin de mon séjour je pouvais avoir des échanges constructifs avec les employés du Parc.

Pendant la durée du stage, j'étais en compagnie de deux français de la même promotion que moi. Au début du séjour nous parlions régulièrement français, et je compris que ces échanges agréables étaient un inconvénient à mon intégration. On apprend plus facilement une nouvelle langue en allant tout seul dans un pays, on est obligé et contraint de communiquer dans la langue locale. Rapidement, je suis allé spontanément vers les Chiliens. Le fait d'être à trois est rassurant pour l'avion, les problèmes d'assurances et d'insécurité. Heureusement, nous étions soudés, et nous pouvions compter les uns sur les autres. La venue d'un garde forestier dans notre logement nous a obligés à parler en espagnol dans la vie de tous les jours et en dehors du stage. Mon niveau d'espagnol a rapidement progressé grâce à la vie en colocation.

Je suis parti une semaine dans un monument de Puhiéé, je me suis retrouvé seul en compagnie de trois espagnols. Cette période m’a permis d’acquérir de l'assurance dans cette langue, j'ai échangé avec les gardes sur les différences entre la France et le Chili dans la gestion de l’environnement. La confrontation des idées fut parfois mouvementée, chacun défendait ses positions avec passion, j'ai apprécié ces divergences de comportements dans le milieu naturel dictées par des cultures différentes.

Mes missions

L'une de mes missions était la traduction de panneaux Espagnol-Français, pour permettre de se familiariser avec la langue et permettre aux touristes français de s'informer sur le Parc. Cette mission m'a permis de connaître le Parc, son histoire, son écosystème et d'apprendre la conjugaison espagnole.

Ma mission principale consistait en la réalisation d’un sentier d’interprétation pour les enfants. Le sentier devait permettre de montrer le monde du «petit» à travers une loupe. J'ai donc créé un livret, illustré par mes dessins. Ce travail m'a pris cinq semaines. J'ai ensuite fabriqué des panneaux pour les mettre en relation avec le livret, environ deux semaines m’ont été nécessaires. La mise en place du sentier a duré deux semaines, j'ai dû gérer un chantier sur deux jours et effectuer d'autres travaux seul. Ce travail m'a occupé pendant tout mon stage. J'étais libre de mon emploi du temps, ce qui m'a permis de travailler régulièrement sur ce sujet qui me tenait à cœur. Je ne travaillais pas en continuité sur cette mission, car j'avais d'autre impératifs. On avait le choix de travailler dans notre maison ou dans le bureau de la structure. J’ai préféré m’installer dans les bureaux pour passer du temps avec l’équipe des gardes forestiers.

J'aidais l'équipe des gardes forestiers dans leurs tâches de tous les jours. J’ai fait du ciment, pour la construction d’un nouvel entrepôt, ce travail physique et éprouvant m’a appris à monter un mur digne de ce nom. Il me semble que je suis capable de refaire seul une construction de ce type. Avec l’aide d'un garde j’ai mis en place des cloisons afin de créer de nouveaux bureaux dans la structure. Le travail est plutôt simple,étant donné que les maisons sont entièrement en bois. Nous avons dressé des poutres, puis un premier mur de planches de bois, ensuite l’isolation (du polystyrène) et ensuite un autre mur en bois. Une construction simple et rapide que je n’aurais pas pu imaginer tout seul. J’ai aidé à la pose de panneaux adaptés aux non voyants et à la restauration d’un sentier, accessible aux personnes à mobilité réduite dans le seul parc du Chili qui a adapté des sentiers aux personnes handicapées.

Je me suis souvent occupé de l’accueil, j’expliquais les sentiers, leurs accessibilités, puis je délivrais des billets d’entrée. Cette expérience est assez stressante au début, je craignais de ne pas être suffisamment clair. Très rapidement j’ai pris confiance et beaucoup de plaisir à ces rencontres avec les visiteurs.

Je suis parti plusieurs journées de suite avec un garde sur les tourbières et dans les sentiers afin de procéder à l’état des lieux des chemins. Lors des patrouilles les gardes m’apprenaient la flore des tourbes et leur fonctionnement et j’ai découvert qu’il n’existe pas de différences entre une tourbière chilienne et une tourbière française. Le garde m'apprenait les noms des espèces floristiques présentes, leurs utilisations médicinales. Des suivis ornithologiques avaient lieu à Punihuil, (cette partie du parc est situé au nord de Chiloé). J’ai participé à trois suivis suivant un IKA déjà mis en place. Je n’ai pas fait le protocole, car il était déjà en place, il est d’une importance capitale en raison de la présence de nombreuses espèces migratrices. Ce travail m’a donné des bases sur les oiseaux du Chili. J’ai assisté à la remise en liberté d’une espèce en voie de disparition, le Renard de Darwin. Des fermiers ont sauvé le renard d’attaques de chien et nous l’ont confié afin que nous puissions le relâcher dans son milieu naturel dans une partie protégée du Parc. Pour moi ce fut une expérience très enrichissante et gratifiante.

L'amitié

L’équipe était composée de quatre gardes forestiers, j’ai tout de suite eu de bonnes relations avec eux. Nous partagions les mêmes centres d’intérêt, et le contact fut aisé. Je suis allé manger chez eux, rencontrer leurs familles...Ils ont apprécié le fait que j'ai partagé pendant un courts instant leurs vies, leurs difficultés de tous les jours. Ils ne me prenaient pas pour un touriste mais me considéraient comme un Chilien vivant avec eux, partageant les mêmes joies telle que la victoire du Chili lors de la coupe d’Amérique de football. Pourtant je n'apprécie pas particulièrement ce sport mais c'est important d'oublier ses préjuges pour profiter de chaque instant offert. Je vivais dans un logement sans machine à laver, sans chauffage et sans douche. J'allais chez eux faire ma lessive, prendre une douche chaude. Ces moments nous on rapprochés. La rigueur du climat et des conditions d’hébergement plutôt spartiates ont favorisé le rapprochement. J'ai eu un relationnel amical et professionnel, c'est important de différencier les deux mais je me suis senti accepté et heureux de faire partie du Chili. A la fin du stage j'étais leur enfant, un frère, un confident mais aussi un employé du Parc, je me suis ouvert à eux pour leur donner mon cœur et ils m'ont offert bien plus. La séparation fut triste mais inévitable, je suis toujours en contact avec certains d'entre eux.

Je me suis souvent occupé de l’accueil, j’expliquais les sentiers, leurs accessibilités, puis je délivrais des billets d’entrée. Cette expérience est assez stressante au début, je craignais de ne pas être suffisamment clair. Très rapidement j’ai pris confiance et beaucoup de plaisir à ces rencontres avec les visiteurs.

Je suis parti plusieurs journées de suite avec un garde sur les tourbières et dans les sentiers afin de procéder à l’état des lieux des chemins. Lors des patrouilles les gardes m’apprenaient la flore des tourbes et leur fonctionnement et j’ai découvert qu’il n’existe pas de différences entre une tourbière chilienne et une tourbière française. Le garde m'apprenait les noms des espèces floristiques présentes, leurs utilisations médicinales. Des suivis ornithologiques avaient lieu à Punihuil, (cette partie du parc est situé au nord de Chiloé). J’ai participé à trois suivis suivant un IKA déjà mis en place. Je n’ai pas fait le protocole, car il était déjà en place, il est d’une importance capitale en raison de la présence de nombreuses espèces migratrices. Ce travail m’a donné des bases sur les oiseaux du Chili. J’ai assisté à la remise en liberté d’une espèce en voie de disparition, le Renard de Darwin. Des fermiers ont sauvé le renard d’attaques de chien et nous l’ont confié afin que nous puissions le relâcher dans son milieu naturel dans une partie protégée du Parc. Pour moi ce fut une expérience très enrichissante et gratifiante.

L'amitié

L’équipe était composée de quatre gardes forestiers, j’ai tout de suite eu de bonnes relations avec eux. Nous partagions les mêmes centres d’intérêt, et le contact fut aisé. Je suis allé manger chez eux, rencontrer leurs familles...Ils ont apprécié le fait que j'ai partagé pendant un courts instant leurs vies, leurs difficultés de tous les jours. Ils ne me prenaient pas pour un touriste mais me considéraient comme un Chilien vivant avec eux, partageant les mêmes joies telle que la victoire du Chili lors de la coupe d’Amérique de football. Pourtant je n'apprécie pas particulièrement ce sport mais c'est important d'oublier ses préjuges pour profiter de chaque instant offert. Je vivais dans un logement sans machine à laver, sans chauffage et sans douche. J'allais chez eux faire ma lessive, prendre une douche chaude. Ces moments nous on rapprochés. La rigueur du climat et des conditions d’hébergement plutôt spartiates ont favorisé le rapprochement. J'ai eu un relationnel amical et professionnel, c'est important de différencier les deux mais je me suis senti accepté et heureux de faire partie du Chili. A la fin du stage j'étais leur enfant, un frère, un confident mais aussi un employé du Parc, je me suis ouvert à eux pour leur donner mon cœur et ils m'ont offert bien plus. La séparation fut triste mais inévitable, je suis toujours en contact avec certains d'entre eux.

Voici une vidéo réalisée comme mission de stage par Léo Denais.

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