Blogagris

Lien pour créer un Blogagri ou le modifier?

Avant de te lancer, consulte des blogagris, en particulier ceux qui sont  en exclusivité (bandeau à droite)

Le désert d'atacama 3ème Partie

Les deux brésiliennes

           Cette aventure restera la plus longue, la plus compliquée mais je pense à l’une des histoires les plus comiques de ma vie. Depuis le début du voyage tout nous réussi, nous avons de la chance bien plus de chance que de muise. Certaines personnes disent que c’est parce que je suis blond… je pense plutôt, qu’en donnant beaucoup, tu reçois beaucoup. Cette histoire se passe sur plusieurs jours et elle est digne des romans d’aventures.

DSC_0332

Nos conductrices admirant les saler 

Mardi 12 Août

           Après notre arrivé à San Pedro, nous sommes démoralisés par les prix des visites et des voitures de location. Nous décidons d’aller boire une bière dans l’espoir que l’alcool trouve la solution, elle ne la trouve jamais mais l’espoir fait vivre. A côté de nous deux une table de français en train de boire une bière, nous allons les voir pour savoir si les visites sont intéressantes et si ça vaut la peine. Ils nous expliquent que le paysage est magnifique mais que tout dépend du guide… Nous leur expliquons notre projet, louer une voiture pour la journée mais il nous manque deux personnes pour payer moins cher. Ils ne veulent pas venir avec nous, ils sont trop nombreux, nous continuons à boire et en allant fumer une cigarettes deux chicas, très bien habillées, petit chapeau noir, en robe avec des talons viennent à notre rencontre. Elle veulent une cigarette nous la leur donnons et parlons de tout et de rien, et là Léo arrive dans la conversation et demande si elle veulent partir avec nous. Pas la peine de louer de voiture, nos deux brésiliennes ont une voiture pendant 5 jours, elles ont peur de partir et voudraient donc qu’on les accompagne. Nous les invitons à boire des verres comme de véritables gentlemen. D’autres personnes viennent a notre table, français, argentin , tout le monde paye des coups et nous arrivons a une sorte d’orgie ou toutes les personnes n’ont que le mots santé a la bouche. Nos charmantes brésiliennes nous invitent a leur hôtel pour boire quelques verres. Nous parlons de la vie, de ce qu’elle font puis nous partons à notre camping en fixant un rendez-vous demain a 13 h sur la place du village.

ATTENTION : l’altitude décuple l’alcool dans le sang.

Mercredi 13 Août

               13 h : Nous sommes au rendez-vous, 10 minutes passent, personne puis 1 heure passe toujours personne. Elles nous ont posé un lapin…. Nous avions échangé nos facebook et elles nous avaient rajouté, on laisse un petit message si nous changeons de programme et nous nous disons qu’elles répondront plus tard.

Jeudi 14 Août

             Nous avions fait nos activités, bien fatigués et tristes de ne pas avoir de nouvelles….. Nous décidons d’aller à leur hôtel, nous n’avions rien à perdre ! Nous partons à la recherche de nos deux riches brésiliennes dans leur superbe hôtel. Personne dans leur chambre, nous repartons tristes et sans notre tour en voiture, mais nous ne perdons pas aussi facilement espoir. A chaque problème, il y a toujours une solution. Laissons un mot sur leur porte « Salut les filles, nous sommes allés vous voir mais vous n’étiez pas là… demain rendez vous a 9 h pour la balade. On espère vous voir, gros bisous des mousquetaires. ; cœur » Le lendemain est l’ultime soirée avant que nous partions et qu’elles partent. Nous recevons un message sur Facebook « Nous serons là demain gros bisous cœur » La chance est revenue !!. Tout le camping est jaloux et aimerait partir avec nous.

Vendredi 15 Août

           Réveillés à 8 h dans l’espoir de partir à l’aventure, nous continuons nos traditions et allons acheter nos baguettes françaises et nos pains au chocolat. Nous sommes sur place à 9 h. Si elles ne viennent pas nous partirons nous promener au milieu de cascades et de canyons. 9 h 10 toujours personne, nous ne savons pas trop quoi faire, notre bus part à 9 h 30, nous décidons d’attendre jusqu’à 9 h 20. Si elles ne sont pas là nous partirons, par magie elles arrivent à 9 h 18 pour notre plus grand bonheur. Nous partons pour 400 km dans les montagnes à la recherche d’espèces exotiques et de dépaysement.

DSC_0356

Cap du tropique de capricorne

            Le 4×4 rouge file à toute allure sur la route. Au bout de 10 km, le paysage est déjà à couper le souffle, des volcans au loin, les arbres ne sont plus présent, seuls poussent de petits arbustes robustes résistant au soleil du midi. Le premier objectif de la matinée est d’aller dans les salers. Il y a fort longtemps, un océan faisait place au désert, lors du rapprochement des plaques tectoniques, l’océan a disparu pour donner un plateau immense. Dans la roche, le sel est présent en grande quantité, de ce fait un peu de pluie dessus et un océan de sel surgit. Il existe peu d’étendues de sel, la plus grande se trouve en Bolivie, puis en Amérique et la dernière au Chili. Ces trois zones représentent 90 % du sel dans le monde. Il existe dans les salers des lacs, la formation des lacs a duré 20 millions d’années. La particularité est une eau est très salée. Les touristes adorent s’y baigner et flotter à la surface. L’eau est donc polluée par les parfums, la crasse des hommes…. Les flamands ont fui la zone, éblouis en permanence par les flashes des appareils photo et les selfies. Ils ne reste plus que 3 ou 4 flamands roses, les autres sont partis se réfugier dans les montagnes. Les flamands sont de drôles d’oiseaux, ils ont un bec de perruche, avec un long coup, quand ils volent on croirait voir le concorde. La couleur rose vient de leur alimentation, ils ne mangent qu’une sorte d’algue de couleur rouge alors leurs corps a pris cette pigmentation rose. Tous les flamands ne sont pas roses, il en existe plusieurs espèces.

DSC_0405

Vigogne dans l’étendu du désert

         Après ce moment de contemplation, nous repartons pour les pieras rojas, l’objectif de tout géologue. C’est une formation de roche rouge sang de dix mètres dans un milieu désertique près d’un lac d’eau chaude et de montagne enneigée. Ce lieu est situé a environs 100 km des flamands, nous reprenons la route à toute allure mais la faim nous démange… Arrêt obligatoire dans un village pour nous restaurer un peu. La ville ne vit que du tourisme, 200 habitants 6 restaurants en partenariat avec des agences touristiques. Nous mangeons bien mais pas assez pour nos chères brésiliennes. La nourriture tient au corps mais c’est pas de la nourriture culinaire, un café pour reprendre des forces et la route file droit devant nous. Nous arrivons sur une autre route, plus roots, nous remercions les amortisseurs du 4X4 ! Nous passons le Tropique du Capricorne, un arrêt s’impose pour immortaliser ce moment unique, un lézard vert pointe le bout de son nez pour nous montrer que même dans le désert, la faune est présente. Nous repartons mais un deuxième arrêt s’impose, un renard sort des buissons pour se positionner devant nous, il nous regarde d’un œil, l’autre étant fermé. Nous sommes surpris de voir un animal si sauvage se rapprocher si près de nous, ils n’est plus si sauvage… Les touristes lui donnent à manger, et c’est pour cette raison qu’il vient à notre rencontre. Je me souviens d’une fable de la Fontaine « le chien et le loup » la Fontaine explique que l’indépendance est importante et que le loup préfère sa liberté même s’il a les os sur le corps, que de vivre attaché à l’être humain, au contraire du chien. Nous croisons une vigogne (lama) isolée allongée à terre, nous nous arrêtons et je cours à sa rencontre, puis je m’arrête, je regarde d’où le vent vient, parfait il ne me sentira pas ! J’attends puis j’avance petit à petit il me regarde, je m’accroupis je me rapproche à petit pas, j’observe toutes les expressions de son visage, il m’a senti. Il me regarde puis se lève, je le mitraille de photos. J’ai partagé ce bonheur avec lui, la solitude d’être seul parmi tant de sable, j’avais l’impression de faire qu’un avec lui, de vivre un moment unique, émerveillé par cette espèce sauvage chassée pour son poil. Nous en voyons d’autres au fil du trajet mais je me souviendrai toujours de ma première rencontre et de notre complicité pendant quelques secondes. Nous arrivons enfin au pieras rojas, situé a 3200 mètre d’altitude où le vent souffle à 200 km/h, le vent s’engouffre dans la voiture et propulse les cartes a des kilomètres en une seule seconde, les portes sont difficiles a fermer, mais le paysage est impressionnant. Le lac d’eau turquoise, la roche rouge sang, les buissons de couleur jaune pale, le ciel d’un bleu vif sans nuage et enfin la neige sur les montagnes. J’ai l’impression de voir une peinture et de vivre un rêve. J’ai du mal aujourd’hui encore à me dire que je suis allé là bas, la Bretagne est belle par ses couleurs mais voir de si beaux paysages me donne envie de voyager et de repartir vers l’inconnu. Nous repartons vers San Pedro pour manger et repenser à notre chance.

P1060670La joie de vivre

Pendant ce voyage j’ai vécu des instants magiques et d’autres un peu moins, le mal du pays le manque de ma famille et de mes amis. Cependant quand je réalise la chance que j’ai eu de faire ce voyage, de découvrir des personnes extraordinaires prêtes à donner tout ce qu’elles peuvent, je n’ai qu’une envie : repartir et découvrir d’autres coins du monde.

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Moveagri pour ajouter des commentaires !

Join Moveagri

Blogagris en exclusivité

La pampa en Argentine !

Bonjour je me présente je m'appelle Julie, j'ai 17 ans et je suis en première STAV au lycée La Roque à Rodez. Je suis actuellement en Argentine avec deux amies où nous effectuons chacune un stage de 5 semaines dans différentes productions (une…

Lire la suite...