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Le désert d'atacama 2ème Partie

Vallée de la Luna.

Notre première excursion.

DSC_0243vallée de la luna 

               Après notre repérage des lieux, de la seule taverne du coin et de notre rencontre fortuite avec Lisa, nous lui donnons rendez-vous le lendemain pour aller faire du vélo. Nous sommes un peu manito de wawa. J’aime bien cette expression qui veux dire radin, le sens littéral est « main de bébé », car l’enfant ferme tout de suite sa main dès qu’il a un objet dans sa main. L’espagnol et en particulier les expressions chiliennes sont très imagées. Comme nous n’aimons pas jeter notre argent par les fenêtres nous avons choisi le vélo, moyen de déplacement le moins cher. Nous avons payé 500 pesos soit moins de 1€ pour avoir une selle donnant un mal de chien à ne plus pouvoir s’asseoir le lendemain et en prime seul le deuxième plateau fonctionnait. Nous décollons pour aller voir la lune mais auparavant nous nous accordons comme chaque matin un petit luxe : un croissant ou un pain au chocolat acheté dans la boulangerie française tenue par un français. Quel délice ! Nous avons été ses plus fidèles clients pendant une semaine, le pain français nous avait manqué. Dans le désert les amplitudes thermiques sont importantes et pénibles. Le matin les températures se situent entre 0°C et 4°C, tu t’emmitoufles dans ton gros manteau et dès que le soleil arrive tu le jettes, le grand cagnard te donne des coups de soleil bien méchants ! Dans la journée, la température peut atteindre facilement plus de 20 °C. Après nos quelques kilomètres dans le froid, nous arrivons à notre destination. Quand j’étais gamin j’adorais regarder les cratères de la lune, elle m’impressionnait par son silence, je me suis toujours demandé si je pourrais y aller un jour comme Armstrong. Aujourd’hui’ je n’ai pas utilisé de fusée, seulement une bicyclette et j’y suis. J’ai atteint mon rêve d’enfant. Tu regardes un peu à côté de toi et bien entendu il n’y a rien, juste des montagnes recouvertes d’une matière blanche qui te fait penser à de de la neige, alors tu vas voir de plus près et tu découvres du sel, tu ne comprends pas comment tous ce sel a pu atterrir là. Tu prends ton Routard et tu vois l’explication « la roche contient un taux important de sel, en contact avec la pluie, le sel suinte des pierres pour donner cet aspect blanc » Heureusement qu’il est là le guide. Puis après encore quelques kilomètres, une sorte de canyon s’ouvre devant toi, tu lâches ton vélo et tu pars à l’aventure. Des chemins étroits te conduisent à observer de plus près cette pierre et tu aperçois des milliers et des milliers de cristaux. Un ami de mon père m’avait dit que les pierres étaient vivantes, je l’avais cru, puis on m’avait affirmé le contraire. Ici, maintenant devant ce paysage je pense que la première version est la bonne, même si cette pierre ne respire pas, ne bouge pas elle peut t’ émouvoir comme si elle était un être vivant. Le chemin se poursuit encore t’emmenant dans des grottes ou tu fais corps avec la roche. Puis nous revenons à la surface et nous sommes sur les montagnes, tu te sens libéré de ce confinement, protecteur du soleil.pendant un cours instant. Nous revoilà partis à bicyclette, nous gravissons des collines qui me rendent la vie dure. Il est vrai que je suis un fumeur régulier et que le sport et moi on est pas très copains depuis un petit moment. L’altitude ne m’aide pas. Je m’essouffle rapidement, alors je douille mais croyez moi jamais tu ne verras de paysages aussi beaux, nous atteignons des dunes géantes. J’aimerais les monter et les dévaler mais ce sera pour une autre fois avec un snow. Celles-ci sont protégées. On monte un peu en suivant la dune pour avoir une vue sur toutes les montagnes. Les montagnes dégagent une telle énergie que je prends conscience de la fragilité de l’homme, de sa possible disparition face à des paysages qui, eux, ne bougeront pas et resteront gravé dans le marbre, et dans ma mémoire. Nous suivons un chemin sur une crête qui nous conduit à un dénivelé de 500 m de chaque côté, j’ai l’impression que notre vie ne tient qu’à un fil. Maintenant que nous ressemblons tous a des écrevisses, nous sortons de ce rêve. Le vent souffle et nous aide à avancer mais le sable nous pique la peau et s’engouffre dans nos nez, nos yeux. Nous arrivons a San Pedro et allons boire un café pour terminer l’aventure avec un peu de musique et des discussions sur les prochaines excursions.

La vallée de la muerte.

           Nous avons appris qu’on pouvait faire du snow sur du sable, je n’en avais jamais fait. Mes potes étaient bien motivés. Pour faire ce genre d’activité, il y a deux possibilités, le tour avec musique, DJ et on t’emmène en voiture sur le site ou alors tu prends un vélo une planche de snow et tu te démerdes avec ton snow. Bien évidemment nous avons choisi la seconde option, un peu pour les pesos mais aussi parce que c’est plus sympa de partir à l’aventure et de ne pas faire nos papys. Pour aller aux dunes, nous devons traverser la vallée de la muerte, j’ai l’impression de me retrouver dans  des aventures fantastiques où le danger nous guette a chaque instant, aucun monstre vient nous attaquer seulement des touristes, on croirait voir des zombies. La vallée de la muerte signifie vallée de la mort, elle porte bien son nom vu la couleur de la roche rouge sang qui te regarde de haut. En tout cas nous voilà en train de faire du VTT dans des canyons, tu dévales à toute vitesse, tu te fais peur mais tu passes un bon moment. La route est de plus en plus difficile, le sable t’empêche d’avancer alors nous continuons à pied pour arriver au Graal. La dune est devant nous, elle nous attend, le sable est chaud et ne demande qu’à être fendu sous nos snow. Florent nous explique les rudiments du snow, jambes d’appui comment tourner et nous partons gravir la dunes. Il n’y a pas de télésiège nous ne sommes pas à la neige alors pour atteindre le somment de la dune, tu en as bien pour 15 minute à souffrir sous le soleil qui te fait transpirer a grosses gouttes. Puis c’est parti la descente, où ça va vite, je dois faire quoi !!! paf merde j’ai du sable dans la bouche, c’est pas grave je recommence et c’est encore dans le sable…. Au bout de quelques descentes tu t’habitues et tu deviens un pro du snow ! Le seul problème c’est que tu passes beaucoup de temps à monter pour descendre pendant 15 secondes, mais ces secondes de donnent tellement d’adrénaline et de joie. L’avantage de ne pas faire en tour c’est que tu peux descendre en slip et faire beaucoup plus de descentes. Après un petit repas et des séances de photos nous repartons vers notre camping pour prendre une douche et ensuite faire de la musique en buvant une bière fraîche.

DSC_0288Florent en train de faire du snowbord dans le sable

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