AT THE OTHER END OF THE WIRE 3ème partie

Jour3: CHANDNICHOWK,UN MONDE SPECIAL

Après un réveil assez détendu et un petit déjeuner indien assez diversifié(parata, naan, jus de mangue, céréales, lait chaud, thé, café, cholé, battura, omelettes…),nos deux « sensei » nous proposèrent d’aller à CHANDNICHOWK(le vieux DELHI) avec eux. Nous fûmes enchantés, par contre nous n’étions que 5 des 9 étudiants à partir avec eux !

Mohamed dormait encore et les trois autres filles étaient parties visiter le Gurdwara Bangla Sahib Temple après qu’on leur ait raconté ce qu’on y avait vécu la veille.

Cette fois-ci ce n’était pas  très difficile de trouver 2 touk-touk étant donné qu’on était avec nos deux experts presque indiens (Jean-Christophe et Christophe).Quand on les regarde et les écoute attentivement, on se dit bon sang que ça fait du bien d’épouser le vécu et la manière de faire de ceux vers qui nous allons pour apprendre de leur culture. Et vous ne pouvez imaginer la fierté des indiens et le charme de leur sourire quand tu t’essayes dans leur langue ou que tu essayes de t’habiller et de gesticuler comme eux…C’est si raffiné !

Bref je me perds déjà dans ma narration ; une fois dans les touk-touk les deux « sensei » se donnèrent un lieu de retrouvaille au marché du vieux Delhi.

Déjà sur la route on sentait de loin les odeurs d’épices nous picoter les narines. Ce qui me plut le plus sur la route c’était la façon dont les indiens organisaient leur propre circulation, «tout se mélange mais ils s’y retrouvent et s’organisent à leur façon ».J’adore me défaire comme ça de certaines règles, bien sûr le dicton n’a point tord : « trop de règles tuent la règle »

Une fois sur place on a eu du mal à retrouver l’autre touk-touk mais nous les retrouvions juste devant dans un coin de la partie épices de CHANDNICHOWK. Durant cette excursion M.YGRIE  nous expliqua alors les différentes parties du marché (des parties exclusivement destinées à la vente d’épices, de lunettes, de tissus, de montres, de bijoux…).

Il était à peine à 10heures et il y avait déjà la cohue, pourtant les «  Seinsei » nous signifient bien qu’il n’y avait point beaucoup de monde ; ce qui était juste car 45minutes plus tard il y avait deux fois plus de monde.

La Circulation piétonne, celle des véhicules ou même celle des charrettes tirées par des vaches ,s’emmêlaient mais pas au même degré qu’une bobine de fil dans tous ses états, car en Inde la circulation se démêle avant toute contrainte.Et dans ce méli-mélo nous avons connu plein de gens sympas avec qui nous n’avons point manqué de poser(Photo)...

Avec Rédouane je suis partie de l’autre côté du marché pour trouver des teintures ; nous croisions des gens nous proposant des cartes de leur cantine ou nous invitant à aller voir leur commerce. On aurait bien voulu mais nous n’avions pas beaucoup de temps pour trouver ce que nous cherchions. En fin de compte on a acheté deux grands drapeaux indiens à 250 roupies (3euros), on était si fiers d’avoir fait cette belle affaire, on était surtout très contents de porter cet ensemble de couleurs vives sur nos épaules avec toute une considération.

Après cela nous retrouvions les autres pour faire certains magasins de tissus et de tuniques indiens. Je pris une bonne dose de beaux tissus assortis de chaleureuses couleurs pour tous ceux vers qui, j’irai ensuite pour leur dire à quel point la fibre indienne résonne en moi à présent.

Un petit tour à la rue des magasins de lunettes clôtura notre randonnée. Par contre le retour fut particulièrement très jouissif, figurez-vous que nous étions 7 personnes à voyager à bord du touk-touk 7865 à destination d’ARRAKACHAN ROAD.Rédouane assis devant avec le chauffeur, Rachel sur les genoux de Nelson et Guénael qui étaient difficilement assis, les deux «  seinsei » en face et moi à moitié dehors !Je vous promets que c’est l’expérience à ne pas manquer car ainsi j’ai pu avoir une autre vue extraordinaire sur le dehors.

La fatigue et le soleil nous consumaient à notre arrivée mais je voulais vivre chaque moment d’une manière exceptionnelle pour que je n’aie pas à regretter quand il me restera les souvenirs pour nourrir mes illusions jadis indiennes !

Avec Guénael je suis retournée à l’hôtel et nous n’avions point manqué d’acheter sur le chemin des litchis (c’est si bon quand c’est tout frais), une fois dans notre refuge nous partions au dessus (au 4ème étage) trouver ce qu’on pouvait commander à manger lorsque Mohamed nous rejoignit ensuite. Mon ventre ne se plaignait plus après ce beau mélange de litchis, de garlic naan et de pannir butter massalat.Bien contents de notre festin, nous prenions des photos avec une petite brise de vent assez rafraîchissante près d’ un chai qui laissait évaporer quelques petites fumettes pour m’ accorder sa bénédiction avant que je ne l’empoigne pour une direction qui lui était sous peu méconnue, réchauffer ce petit ventre anorexique qui à présent au fil des jours prenait de plus en plus de volume.

La soirée promit de belles chansons, blagues et même une imitation de Zao faite par M.Ygrié sur sa chanson Guerre Mondiale. Ce fut une soirée inoubliable avec Guénael et Rédouane qui se ramenèrent avec une coupe indienne chique et toutes les filles qui étaient vêtues en tenues indiennes.

Elle aura été la dernière soirée que nous aurions passée tous ensembles en tant que missionnaires du DEFIAA2 en Inde et surtout à Delhi.

Le cœur gorgé d’émotions je m’en allais dormir, passer une nuit paisible ou non ! Une chose était certaine dans mon esprit, c’est que le voyage est un concept que l’on vit depuis la naissance. Car dans nos sourires d’enfants, les pas, phrases, nous voyageons dans nos têtes et faisons voyager ceux qui nous entourent ;

Pour moi en cet instant de mélancolie je me demandais juste comment j’en étais arrivée à être triste de me séparer de gens que je connaissais à peine et que je considérais à présent comme ma famille !

Je me consolais ainsi de ne pas être indifférente à ce Delhi Express pendant lequel j’ai vécu de réels moments d’humanité, de partage et d’ouverture. Ainsi j’ai pu vraiment mettre une définition au concept de vivre ensemble et ai pu l’employé dans cette marche vers les réalités de l’autre bout du fil.

 

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