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Me revoilà !

Je me présente, je m'appelle Albin FABRY, lors de mon Baccalauréat Professionnel « Productions Aquacoles » au lycée Louis PASTEUR à La Canourgue (48), j'ai eu la chance de profiter du programme Erasmus et de partir en stage à l’étranger en Andalousie. Ce stage m'a permis de prendre confiance en moi, de découvrir une nouvelle culture et un nouveau domaine professionnel et d'avoir une grande ouverture sur le monde. Aujourd’hui, deux ans après mon stage à l’étranger de bac pro, j’ai envie de repartir à l’étranger. J’ai souvent entendu parler de l’Inde, du dépaysement et de l’ouverture sur le monde que cela représente. J’ai donc décidé de saisir ma chance car c’est une expérience unique. Alors, c’est parti !

En bref, pendant un mois, ma vie, ça a été ça :

  • Le visa, pas tant une galère que ça…
  • Ça y est, c'est parti : en route pour l'aventure…
  • La négociation, tout un art !
  • A Pantnagar, on travaille et on profite !
  • Les jours off avec les Indiens, quel plaisir !
  • Le plus beau moment du stage : quel moment et quel souvenir...
  • Les anecdotes d’Albin
  • Ça y est, c'est déjà fini...

Le visa, pas tant une galère que ça...

Avant de partir, il faut bien être préparé : réglementairement (passeport, visa, billets d'avions) et mentalement car sinon, le stage en Inde risque de vite se compliquer pour nous. Pour la demande de visa, tout le monde dit que c’est une galère. Pour moi, à titre personnel, no problèmo. Ce ne fût pas compliqué de l'avoir. Pour vous, étudiants qui lisez peut être ce blog, et qui aimeraient aussi partir en stage en Inde, le conseil que je peux vous donner c'est de rassembler les papiers le plus longtemps possible a l'avance afin que si il vous manque un papier, vous puissiez l'avoir à temps. Je vous invite aussi à suive à la lettre les consignes concernant les échéances et à regarder les vidéos tutos sur Moveagri. Cette demande de visa est formatrice car elle permet d'apprendre à gérer des papiers, un dossier de manière ultra rigoureuse. Si par malheur, il manque à votre demande une signature, une date, une case cochée, vous pourriez rester à Roissy et regarder l'avion décoller sans vous… En bref, faites très attention !!

Ça y est, c'est parti : en route pour l'aventure...

Nous sommes Jeudi soir, il est plus de 21 heures et je suis à l’aéroport de Roissy CHARLES DE GAULLE, ma valise a été enregistrée, et j'embarque, l'avion décolle : l'aventure commence maintenant !! Après une escale à Mascate en Oman, j'arrive à New Delhi à 14 heures. Quand je sors de l'aéroport, là, c'est le choc... Ouaouuu ! Il fait 40°C, très très humide et, il y a du bruit partout. Tout le monde klaxonne. Lors du trajet de l'aéroport à l'hôtel, j'ai cru jusqu'à ce qu'on arrive que nous allions avoir un accident car la conduite des Indiens est bien différente de la nôtre... Et puis, il y a les enfants qui viennent vous demander de l'argent, de la nourriture, ces pauvres enfants tellement dans la misère. Ouaou ouaou ! Même aujourd’hui avec du recul, il m'est difficile de mettre des mots sur ce que j'ai pu voir tellement le choc a été fort. A New Delhi, j'ai pu faire quelque visites et quelques achats (épices, thé...). Mais alors, au moment de se mettre d'accord sur le prix... c'est là que les choses intéressantes commencent !

Dépaysement garanti !

Photo de New Delhi lors de mon arrivée en Inde entre l’aéroport et l’hôtel. On peut voir à quel point l’Inde est si différente de chez nous, la France.

En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez voir une vidéo que j'ai filmée dans New Delhi. Vous pourrez alors vous rendre compte du bruit quotidien qu'il y a ainsi que du bazar que c'est pour circuler.

La négociation, tout un art !

Avec les Indiens, toujours réfléchir à 2 fois avant de dire un prix. Ce qui est dit est dit. Ces petits malins, ils ne marquent pas les prix sur les articles et donc, si ils peuvent t'avoir, ils t'ont. Le prix qu'ils proposent en premier à nous, touristes est toujours au minimum 3 ou 4 fois supérieur au prix réel. Il faut donc prendre son temps, proposer un prix très bas pour qu'ils descendent le leur et si ils ne veulent pas, faire semblant de partir, chose que j'ai faite lorsque je voulais acheter des bracelets qu'ils ne voulaient pas me vendre moins de 1000 roupies alors que je les ai eu à 550 roupies. Lorsque les indiens ne veulent pas descendre le prix plus bas, c'est que le prix est correct même si vous êtes certainement encore très élevé. Mais ces petits malins, c'est qu'après vous avoir vendu ou essayé de vendre un article, ils vous font faire le tour du magasin pour essayer de vous vendre autre chose et au final, vous ressortez du magasin avec plein d'affaires comme ce fût mon cas (je voulais acheter des chaussures et je suis ressorti avec en plus un pantalon, du thé et une chemise...) Bref, faites attention !

A Pantnagar, on travaille et on profite !

A l'université, on dort dans les guest houses, c'est un grand bâtiment avec des chambres pour 2 ou 3 personnes ayant une douche intégrée. La douche, parlons en... dans la salle de bain, il y avait des milles pâtes, une blatte et même des grenouilles que nous mettions dehors à chaque fois que nous les attrapions mais elles finissaient toujours par revenir... Mais bon, c'est ça l'Inde:). L'eau chaude et la climatisation marchaient une fois sur deux, sans oublier bien-sûre les coupures électricité régulières. Tout cela nous permettait de nous rendre compte de la chance que nous avons d'avoir un tel confort en France.

Guest houses

Voici une photo de la chambre que je partageais avec mon ami Anthony de Rodez. Vous pouvez voir en haut de la photo l'essaim de guêpes qui était dehors mais qui représente une des raisons pour lesquelles nous n’ouvrions pas la porte.

Après que nous ayons tous ensemble visité pendant une semaine les 7 collèges que compte l'université, je me suis rendu dans mon collège, le Fisherises pour aller travailler. J'ai proposé aux professeur Indiens qui s'occupaient de moi de faire des analyses d'eau afin de savoir si elle est conforme ou non aux besoins des poissons. Le professeur VIREPOUL m'a expliqué qu'il fallait justement en faire afin de savoir si l'eau rentrait dans certains critères afin de déclencher dans les jours qui suivent la ponte des amours blanc. Nous sommes donc allé prélever de l'eau dans ce fameux bassin de la pisciculture et j'ai, avec l'aide du professeur VIREPOUL, réalisé différentes analyses :

  • pH
  • Oxygène
  • Conductivité
  • Salinité
  • Alcalinité...

Mesure de pH

Photo que j’ai prise lors d’une mesure de pH par colorimétrie. Vous pouvez voir l'éprouvette graduée ainsi que les différentes valeurs de pH en bas du flacon.

Pour déterminer le pH, ce ne fût pas compliqué. Je plaçai 50 ml d'eau dans un bécher ainsi qu'1 ml d'indicateur pH et il me suffisait juste de comparer la couleur obtenue par rapport au tableau présent sur la boite d'indicateur pH. Le pH que nous avions obtenu était de 7,5. Le pH idéal pour déclencher la ponte des amours blanc se situe entre 7,7 et 8,4. Il était donc parfait. Nous avons ensuite calculé l'alcalinité de l'eau. C'était quelque chose de nouveau pour moi, que je n'avais jamais fait auparavant. Certes c'est nouveau, mais ce n'est pas compliqué non plus. Enfin, nous avons mesuré le reste des paramètres (conductivité,, nitrate, nitrite...) en plongeant la sonde d'un multi-paramètres dans l'eau et nous n'avions plus qu'à lire les valeurs sur l'appareil. J'ai observé au microscope le zooplancton et le phytoplancton présents dans l'eau. Ils représentent de la nourriture naturelle que les carpes adorent. Plus l'eau d'un étang ou d'un bassin est trouble, plus elle est chargée en phytoplancton ou en zooplancton et donc plus vous avez de chances d'avoir de beaux poissons, bien gras qui grossissent bien.

L'objectif des stages à l'étranger est là : acquérir de nouvelles connaissances avec de nouvelles personnes ayant une culture différente de la nôtre.

Les jour off avec les Indiens, quel plaisir !

Les Indiens, quel plaisir de passer du temps avec eux ! Ils sont toujours de bonne humeur, toujours en train de rigoler bref, de prendre la vie du bon côté.

C'est avec eux que nous sommes allés tout au nord de l'Inde, au début de la chaîne de montagne de l'Himalaya pour passer un week-end avec nos professeurs et leurs enfants et pour voir 9 lacs. Ce sont les lacs du Naini Tal. Ils sont aussi magnifiques que grands. Et puis, que dire du temple Sic et du temple Hindou se trouvant à côté du dernier lac que nous avons visité... C'est juste énorme.

Visite d’un temple Hindou

A Naini Tal, j'ai pu visiter un temple Hindou que vous pouvez voir la photo. C’est si magnifique et incroyable. Encore une fois : Ouaou !

Certains jours, nous avons mangé les midis chez nos professeurs. Et là aussi, rentrer dans leurs maisons, voir le plaisir que notre venue leur procure, ça aussi c'est magique et ça n'a pas de prix. En bref, c'est ça l'Inde…

Un repas exceptionnel

Photo que j'ai prise dans le jardin d'un professeur qui nous a invité, Brune, Marion et moi à manger chez lui un midi en compagnie de sa famille.

Le plus beau moment du stage : quel moment et quel souvenir...

Le plus beau moment de tous fût incontestablement le moment où sans nous y attendre nous sommes allés dans une école à Pantnagar. Nous étions des stars, nous pouvions voir le bonheur à l'intérieur des yeux des petites filles émerveillées de notre venue. Nous avons pu avoir l’immense chance de rentrer dans différentes classes et de discuter avec ces petites filles. En plus, elles nous demandaient des autographes... mais non nous ne sommes pas connus, nous sommes juste des étudiants français. Quel moment... Jamais au cours de ma vie je n'avais vécu un moment aussi intense. Voir autant de gens heureux par votre présence alors que non, vous n'êtes pas une star, au contraire. Ce moment restera gravé à jamais dans ma mémoire. Jamais il ne pourra s'enlever.

Visite de l’école

Les salles de classes indiennes sont très différentes des notre. Nous avons eu l’immense chance de rentrer dans une salle de classe pour assister à quelques minutes d'un cours.

Les anecdotes d’Albin

Lors de mon stage, j’ai pu assister et voir plusieurs moments épiques. Je vais maintenant vous raconter quelques anecdotes qui me sont arrivées.

  • La vitre du bus qui explose

Une fois, nous rentrions d’un grand centre commercial. Nous étions à quelques centaines de mètres de l’entrée de l’université, il y avait un bus et là, tout à coup, un grand bruit de verre, une pluie de verre. Avec la chaleur et les déformations de la route, la vitre arrière du bus qui était devant nous à explosé. Comme dans les films !

  • Le singe voleur

Lors des derniers jours de mon stage, j’ai mangé avec Morgane, Chloé et Bastien un midi chez Archana, une des enseignantes qui s’occupait de nous durant notre séjour. A la fin du repas, nous leur avons offert des cadeaux et eux nous en ont offert un sachet d’épices. Nous sommes rentrés à la Guest houses et là, tout les autres étudiants Français du programme étaient dehors en train de regarder et de photographier les singes qui faisaient le spectacle. J’ai donc posé mes affaires et je suis allé les regarder et les prendre en photos. Au bout d’un moment, tout le monde est parti et moi je suis allé plus loin pour capter la wifi. Tout à coup, mon regard s’est levé de mon téléphone, et là, qu’est- ce que j’ai vu ? Un singe en train de voler mes épices que j’avais posées plus loin. Je suis parti après lui en courant et il a posé mes épices. Je suis conscient de la chance que j’ai eue qu’il ne les embarque pas et qu’il ne me perce pas le sachet. Cette histoire m’a servi de leçon : je n’ai plus jamais rien laissé traîner.

  • Le tuk-tuk

Avant de rentrer en France, avec Morgane, Sara et Anna nous étions partis faire des courses dans New Delhi en tuk-tuk et notre chauffeur, m’a très gentiment proposé de me laisser conduire le tuk-tuk. Franchement, ce n’était pas l’envie qui me manquait (ça aurait pu être une expérience intéressante…) mais mes amies qui étaient avec moi ne m'ont malheureusement pas laissé le choix. Apparemment, elles voulaient rentrer en France entières…

Un tuc tuc pas comme les autres

Sur cette photo, vous pouvez voir Sarah, Anna, Morgane et moi dans le fameux tuk-tuk que j'ai failli conduire.

Ça y est, c'est déjà fini...

Comme on le dit souvent toutes les bonnes choses ont une fin ! C'est avec tristesse et nostalgie que je quitte Pantnagar pour aller à New Delhi.

Avant de partir

Photo de quelque uns de mes amis du programme et moi avant de partir, de rentrer en France.

Après réflexion sur tout ce que j'ai vu, tout ce qui c'est passé pour moi. J'en suis arrivé à me dire que la différence entre les Indiens est nous est immense. Nous, nous avons tout et nous ne sommes jamais contents et eux, ont parfois pas grand chose et sont contents, ils passent leurs temps à s'entraider. Lorsque j'étais perdu, c'est avec grand plaisir qu'ils m'ont aidé, ils ont vraiment la main sur le cœur ces Indiens. Tôt ou tard, je reviendrai, c'est sûr ! Avec mes amis Indiens, nous allons rester en contact grâce aux réseaux sociaux mais je pense que je reviendrai les voir et qu'en même temps je reviendrai voir ce bout de terre si magique et si beau. Et puis, au final, l’Inde, c’est ça :

Irrésistible

Négociation

Démographie

Entraide

J’espère ne pas avoir été trop long et que le contenu de mon blog vous aura plu. Ce stage a été un immense plaisir ainsi qu'un immense bonheur. Quelque chose d'incroyable, de fou tellement notre mode de vie est différent du leur, mais le leur, est quand même tellement bien ... Si vous aussi vous voulez partir en stage en Inde, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : FONCEZ !! N'ayez pas peur de partir en stage à l'étranger. Vous ne pouvez qu'être gagnant. J'ai souvent entendu un de mes professeur dire une phrase qui aujourd'hui, prend tout son sens : ''Osez partir en stage à l'étranger'' et franchement, j'aurais regretté de ne pas être parti.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter sur Moveagri, c'est avec un très grand plaisir que je vous répondrai. J'ai réalisé un album photo retraçant le mois de folie que j'ai vécu. Vous pouvez le trouver au lien suivant : http://moveagri.ning.com/photo/albums/l-inde-d-albin-en-quelques-ph....

A bientôt !

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Commentaire de Chevallier le 8 novembre 2018 à 15:40

Beau témoignage, très convaincant !

Commentaire de Ygrié Jean-christophe le 22 octobre 2018 à 11:16

Plus que sympa de lire tes aventures !

Bonne deuxième année et au plaisir de te revoir dans le programme DEFIAA.

Commentaire de Delphine Riviere le 19 octobre 2018 à 15:34

Un régal de lire tes impressions, Albin ! Bravo

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