Voyage dans l'Empire du Soleil levant : Arrivée et montagne sacrée

Le réveil sonne, 5h du matin.

Je saute de mon lit, après une nuit trop courte. Je pense être prêt pour le départ et essaye pendant les deux heures qui suivent mon réveil, de trouver ce que j'aurais pu oublier de mettre dans mes bagages.

Après un rapide déjeuner et du rangement de dernière minute, je me prépare à partir. Un dernier tour de mon appartement, je glisse un pull en plus dans ma valise et c'est l'heure.

Je ne saurais pas vraiment définir mon état d'esprit, j'ai du mal à réaliser que dans une vingtaine d'heures, je serais au Japon, pays qui me fascine depuis l'enfance. Alors que je prépare mon voyage depuis des mois, tout me semble trop soudain.

J'atteins l'aéroport deux heures dix avant le décollage pour Francfort, enregistre rapidement mes bagages – il n'y a personne – et rejoins la porte d'embarquement. L'attente est longue de plus l'avion a dix minutes de retard. Nous finissons par embarquer, je rejoins ma place, côté fenêtre et bientôt nous décollons. J'aime cette sensation quand l'avion accélère et quitte le sol, c'est toujours vraiment impressionnant, pour moi en tout cas, mon voisin s'est déjà endormi.

On nous apporte une petite collation, les Stewards et hôtesses de l'air sont très souriants, le voyage passe vite.

Arrivée à Francfort en fin de matinée, j'ai un peu plus d'une heure pour faire ma correspondance. J'en profite pour manger un morceau et rejoindre la porte d'embarquement. Il y a deux fois plus de monde qu'a Toulouse, au moins. Nous avions eu un A-317, là, il s'agit d'un Boeing 747. J'en aperçoit un par la fenêtre de l'aéroport, il est vraiment immense.

Après un peu d'attente, je rejoins de nouveau ma place assise, toujours côté fenêtre. L'avion aura environ vingt minutes de retard, à cause du mauvais temps. Je vois des gerbes d'eau au sol fuir sous la force des imposants réacteurs.

C'est finalement le décollage et s'ensuit un long vol ou je ne fermerais pas l’œil de la nuit/journée.

Nous avons plusieurs repas et collations, de l'eau et des boissons régulièrement, je mange en regardant le fil 'Le Roi Arthur, de Guy Ritchie. J'aime beaucoup ce film, j’enchaîne avec le livre de la jungle, de la musique et des jeux sur Nintendo DS. Malheureusement pour moi il fait tellement mauvais qu'on ne voit presque rien. Au petit matin je vois tout de même un lever de soleil et la Corée vu d'en haut, qui fait bientôt place aux Japon et à ses nombreuses îles.

On nous donne une petite carte à remplir avec la raison de notre visite, notre adresse sur place, la durée du séjour et des questions concernant les produits que l'on apporte, si on à déjà commis un crime etc.

[…]

Après avoir passé plusieurs bureaux, la douane, pris les empreintes, je me retrouve enfin dans l'aéroport. Ça faisait plus de 11h que mes pieds n'avaient pas touché le sol et même l'aéroport me semble silencieux à côté du bruit du Boeing 747.

Je récupère ma valise avec soulagement et me met connecte au wifi pour informer mes proches que je suis arrivé. Je cherche ensuite la station de train pour prendre la carte Icoca qui rend l'utilisation des transports en commun plus aisée et termine par la poste ou je récupère mon Pocket Wifi, qui fonctionne parfaitement. J'ai demandé plusieurs fois des renseignements, j'hésite à utiliser mes quelques mots de Japonais tel que merci ( ありがとうArigatou Gosaimasu ) parce que je ne me sens pas très à l'aise. Heureusement il y a des guichets ou il est indiqué 'ENGLISH' en gros et ou on peut répondre à mes questions en anglais. Je suis surpris de croiser un Pikachu géant et une affiche géante de Mario qui nous souhaite la bienvenue au Japon, c'est amusant.

Je termine mon périple à l'aéroport par acheter un ticket de bus pour me rendre à l'aéroport d'Itami ou ma maître de stage viendra me chercher. Je la préviens malgré le réseau internet qui fait des siennes et prend le bus pour 75 minutes de route.

Ma maître de stage me récupère, c'est une anglaise d'une soixantaine d'années très gentille qui me serre la main quand elle me rejoins. Nous marchons jusqu'à sa voiture et j'essaye de répondre à ses questions malgré la fatigue, faire des phrases me demande de faire un effort de concentration difficile. Il est environ 11h30 au Japon, 4h30 du matin pour mon corps.

Nous prenons une vielle Jeep qui fait un bruit de tondeuse à gazon, le volant est à droite, au Japon on roule à gauche. Elle me propose de m’emmener faire les courses mais conclut qu'il vaudrait mieux d'abord me montrer le logement, que je sache ce que je dois acheter. J'acquiesce et nous discutons un peu. Elle me dit qu'elle à étudié le français il y a longtemps et qu'elle est déjà venue en France. Nous roulons et la ville laisse peu à peu la place à la campagne. Des grandes forêts verdoyantes, et des rochers énormes bordent la route. Je trouve le paysage vraiment magnifique et tellement proche des Mangas que j'ai pu voir. Les immeubles laissent la place à d'énormes maisons Japonaises à étages et aux toits traditionnels.

Le logement est une sorte de studio qui fait environ 45 mètres carrés, il sent un peu le renfermé mais je suis impressionné par la taille, je m'attendais à une chambre toute petite. Il y a une table basse et des portes coulissantes typiques des maisons Japonaises, une salle de bain un peu déconcertante avec une baignoire étroite et très profonde et aucun meuble.

Nous partons faire les courses, j'essaye de comprendre comment les supermarchés fonctionnent, mais calque un peu trop mes courses sur le modèle européen dont j'ai l'habitude. Légumes, plat, dessert, il s'avère que ce n'est pas une bonne idée vu le prix des fruits et des légumes ici. Je prends quelques sushis sur les conseils d'Elizabeth et nous passons en caisse. Je savais que les Japonais étaient très polis, mais la politesse du caissier m'a vraiment surpris. La manière dont il nous salue, dont il me demande ma carte et me la rend sont vraiment déconcertantes. Je me sens de plus en plus à l'aise dans ce pays même si la barrière de la langue est un problème, l'anglais est plus ou moins compris lorsque les mots sont simples, mais il est difficile de communiquer.

Nous rentrons et ma maître de Stage m'informe qu'elle me prêtera un téléphone pour que je puisse les joindre en cas de problème. Je la remercie pour tout et rentre. Je ne tarde pas à m'endormir, épuisé, à 17h et dort jusqu'à 8h le lendemain, avec un petit réveil vers 22h pour donner des nouvelles à ma mère. J'irais au refuge dès Dimanche pour voir comment cela se passe mais demain, Samedi, j'irais me promener dans les environs.

Le matin je me lève tard, rattrapant mon sommeil, je regarde les endroits à visiter et me rappelle qu'Elizabeth m'avait parlé d'une montagne et d'un temple non loin ou l'on pouvait se rendre en téléphérique. Il s'agit du Mont Myoken et du Temple Nose Myokenzan. Il pleut beaucoup, il devait y avoir une éclaircie l'après midi mais ce n'est pas le cas, je décide d'y aller quand même. Avec mon 'rain coat' trouvé dans un tiroir et un parapluie, je rejoins la station de téléphérique et glisse quelques papiers sur la faune locale dans mon sac. Un gentil monsieur m'aide à prendre mes billets avec un grand sourire et l’ascension commence. Je me rends compte trop tard que j'ai laissé mon parapluie en bas. Les paysages sont magnifiques, les montagnes entourées de brume ont un aspect mystérieux. Il faut prendre un autre téléphérique composé de chaises individuelles sur un câble. Je prends des photos, filme des daims sauvages qui broutent paisiblement en bas et profite de la vue pendant les 12 minutes de montée, malgré la pluie et le vent.Je m'aperçoit à mes dépens que ma chaussure gauche n'est pas si imperméable que je l'avais cru. Les personnes de l'accueil des deux téléphérique m'ont bien indiqué l'heure maximum pour que je sois sur de redescendre à temps. Le monsieur qui me réceptionne à la fin du circuit deu deuxième téléphérique va me chercher un parapluie. En le dépliant il voit qu'une branche est tordue, je lui dit que ce n'est pas un problème mais il va m'en chercher un autre en courant. Je le remercie et continue à pied jusqu'au temple.

Le Nose Myokenzan 能勢妙見山est un lieu de pèlerinage au Japon, il est composé de plusieurs Halls, que j’atteins après avoir traversé une forêt vraiment jolie aux arbres immenses.

Plusieurs escaliers de pierre, portes de temples en pierre et statues de chiens asiatiques, chevaux et hommes défilent. Je prend beaucoup de photos et me dit qu'il faudra revenir avec le beau temps pour redescendre à pied la petite randonnée d'1h30 dans la vielle forêt.

Je m’émerveille du paysage et des constructions, j'ai une vue imprenable malgré le brouillard, sur les montagnes Japonaises. Je croise plusieurs petit bâtiments très jolis, une cloche énorme, des statues encore et toujours et tout en haut, après avoir passé un bâtiment moderne et étrange, j’aperçois le temple. Il y a plusieurs bâtiments énormes, en bois et aux toitures typiques que je trouve vraiment jolies. J'ai l’impression d'être revenu dans le temps. Je vois des petites lamelles de bois gravées de caractères Japonnais, des bouts de papier, des omikuji 御御籤 sont accrochés pour promettre la bonne fortune de celui qui l'a tiré au sort. Un moine récite une prière dans un petit bâtiment et fait sonner une cloche avant de fermer les volets de bois. Je me rappelle que j'ai intérêt à descendre vite si je ne veux pas faire 1h30 de marche sous la pluie.

Je vais au bout de la ruelle principale et me promet de revenir un autre jour et pourquoi pas d'acheter des Omikuji ou d'autres choses qui sont vendus dans un grand bâtiment.

En redescendant, une dame au téléphérique me propose d'essayer un bain japonais pour les pieds, dans un petit jardin en bas du guichet du téléphérique. Il y a deux petites constructions garnies d'une table et entourées de couvercles sous lesquelles coulent une eau chaude et aux vertus bienfaitrices.

Je me rince les pieds avec un petit robinet prévu à ces effet et m'assoit pour profiter de la chaleur qu'offrent ces petits bains. Vu la température dehors, ce n'est pas du luxe, il fait 20 degrés mais avec le vent et la pluie j'ai vraiment froid.

Vient ensuite le moment de redescendre. Je repasse par le guichet ou la dame me demande comment c'était en anglais. Je lui réponds 'Subarashi' ('Fantastique' en Japonais) et elle me fait un grand sourire avant de me remercier chaleureusement.

Je récupère mon parapluie en bas et rentre chez moi. Je ressortirais une demi heure plus tard pour retourner au magasin ou m'avait emmené Elizabeth, à pied. Il y a 30min de marche environ, ça monte un peu ? Je fait quelques courses, moins européennes cette fois et m'en tire pour vraiment pas cher, dès 19h les produits frais sont à moitié prix pour éviter le gaspillage. Je peux remplir mon frigo de Gyoza, de nouilles Udon et autres joyeusetés pour une modique somme. Je décide de faire un petit déjeuner Japonais le matin et n'achète pas les céréales que j'ai l'habitude de manger, j'en avais pris un paquet la veille mais c'était vraiment cher et il n'y avait pas grand chose dans la boite. Demain matin ça sera donc Riz blanc lorsque j'aurais apprivoisé le cuiseur de riz et œuf cru battu par dessus, accompagné peut être d'une tranche de viande à défaut d'avoir du poissons grillé.

Je rentre trempé et fatigué mais heureux et mange des sushis de nouveau. A 8h30 demain matin on passera me prendre sur la grande route près de chez moi et je découvrirait enfin mon lieu de stage.

Bonne nuit, ou plutôt Oyasumi nasai  おやすみなさい

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Commentaire de DELMOTTE MAUGEAIS le 18 octobre 2017 à 0:34

Belle description Ethan, on s'y croirait.

Je t'imagine tout à fait heureux et dans ton élément.

Bonne continuation

Commentaire de Mélanie le 26 septembre 2017 à 16:27

Un super récit qui nous fait rêver et donne envie de découvrir ce pays.

Commentaire de Sylvie MALGORN le 18 septembre 2017 à 12:56

Magique votre récit, on se croirait à vos côtés!

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